Greffe de cheveux et douleur : est-ce que ça fait mal ?
alan | Publié le |
La question arrive souvent avant même celle du prix : une greffe de cheveux fait-elle mal ? L'appréhension est logique. Le cuir chevelu est sensible, l'intervention dure plusieurs heures et la procédure implique des prélèvements puis une implantation de follicules. Pourtant, parler simplement d'une greffe « douloureuse » ou « indolore » est trop réducteur. Le ressenti change selon le moment de l'intervention, la sensibilité individuelle, l'anesthésie et les suites de cicatrisation.
Le point le plus sensible est souvent l'administration de l'anesthésie locale. Une fois la zone correctement anesthésiée, l'objectif est de neutraliser la douleur pendant le travail sur le cuir chevelu. Après l'intervention, une tension, une sensibilité ou un inconfort peuvent apparaître lorsque l'effet anesthésique diminue. Une douleur intense, croissante ou résistante au traitement prescrit n'entre pas dans la même catégorie et mérite un avis médical.
Ce guide distingue donc ce qui est attendu de ce qui doit alerter, sans promettre une expérience identique à tous les patients.
Découvrez le parcours d'une greffe de cheveux CHOI à la Maison Marignan.
Sommaire
Comprendre la douleur, étape par étape
Une greffe de cheveux fait-elle vraiment mal ?
Carte du ressenti
Quatre moments, quatre perceptions possibles
Anesthésie locale
Piqûre, pression ou brûlure brève possibles au départ.
Zone anesthésiée
Contacts et pressions peuvent rester perceptibles sans douleur franche.
Retour de sensibilité
Tension, tiraillement ou sensibilité peuvent apparaître.
Premiers jours
L'évolution attendue est progressivement plus confortable.
La réponse la plus juste est nuancée. Une greffe capillaire peut provoquer des moments d'inconfort et une douleur transitoire. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale afin de contrôler la douleur pendant les étapes opératoires. Le ressenti n'est pas uniforme d'un patient à l'autre.
La revue publiée en 2026 sur les complications de la Follicular Unit Excision, ou FUE, classe la douleur parmi les événements postopératoires généraux possibles. Elle la décrit comme habituellement légère et spontanément résolutive. Cette donnée ne permet pas de promettre une absence de douleur. Elle donne plutôt un cadre réaliste : une gêne limitée est compatible avec des suites habituelles, tandis qu'une douleur forte ou qui s'aggrave appelle une autre lecture.
La distinction la plus utile consiste à séparer quatre temps : l'injection de l'anesthésiant, la période anesthésiée, le réveil de la sensibilité et les jours suivants. Une personne peut trouver les injections désagréables puis ne presque rien ressentir pendant l'intervention. Une autre peut surtout être gênée le soir par une sensation de tension dans la zone donneuse.
Douleur et inconfort ne désignent pas la même chose
Dans le langage courant, le mot « douleur » regroupe plusieurs sensations. En pratique, les patients peuvent décrire une piqûre, une brûlure brève à l'injection, une pression, un tiraillement, une sensibilité au toucher ou une tension du cuir chevelu. Ces ressentis n'ont ni la même intensité ni la même signification médicale.

Cette précision évite deux erreurs. La première consiste à annoncer que la greffe est totalement indolore. Une anesthésie locale implique elle-même une injection, et aucune équipe ne peut prédire exactement votre perception. La seconde consiste à présenter toute sensation postopératoire comme inquiétante. Une sensibilité modérée de la zone traitée peut accompagner la cicatrisation.
Le bon objectif n'est pas de promettre zéro sensation
Une information médicale loyale doit préciser ce que vous pouvez ressentir et comment la douleur est prise en charge. Elle doit aussi définir les signes qui sortent du cadre habituel. L'article L.1111-2 du Code de la santé publique prévoit une information sur les conséquences et les risques fréquents ou graves normalement prévisibles d'un traitement ou d'un acte proposé.
Pour le futur patient, la bonne question devient donc : « À quels moments puis-je ressentir quelque chose, et que fera l'équipe si je suis inconfortable ? » Cette formulation ouvre une discussion utile pendant le bilan.
Quel est le moment le plus sensible d'une greffe de cheveux ?
Confort
Le ressenti ne dépend pas d'un seul facteur
Le moment de l'anesthésie concentre souvent l'appréhension. La technique d'injection compte, mais la communication et le contexte individuel comptent aussi.
Pour beaucoup de patients, le passage le moins agréable correspond à l'injection de l'anesthésie locale. Le produit doit être administré dans les tissus du cuir chevelu afin d'insensibiliser la zone donneuse puis la zone receveuse. La peau est encore sensible au début de cette étape.
Une étude publiée en 2025 sur l'injection d'anesthésique lors de procédures du cuir chevelu, dont la greffe capillaire, a montré que la manière d'administrer l'anesthésique modifie la douleur ressentie. Un injecteur électronique à vitesse constante réduisait la douleur d'infiltration par rapport à une injection manuelle. Cette étude ne signifie pas qu'un appareil particulier soit indispensable. Elle confirme surtout un principe clinique : la technique d'injection compte dans le confort.
Pourquoi l'injection peut-elle piquer ou brûler ?
L'aiguille traverse une peau qui n'est pas encore anesthésiée. L'arrivée de la solution dans les tissus peut créer une sensation de pression ou de brûlure. Le ressenti est généralement bref, mais il dépend de la sensibilité individuelle, du site injecté et de la technique employée.

Il est utile d'en parler avant l'intervention si vous avez une peur marquée des aiguilles. Cacher cette appréhension ne rend pas la procédure plus simple. Une équipe informée peut expliquer chaque étape et adapter son accompagnement dans le cadre du protocole médical retenu.
Une fois l'anesthésie installée
L'objectif de l'anesthésie locale est de bloquer la transmission douloureuse dans la zone travaillée. Le patient reste conscient. Il peut percevoir des contacts, des mouvements ou une pression sans que ces sensations soient nécessairement douloureuses.
Si une zone devient sensible pendant une intervention, il faut le signaler immédiatement. Supporter en silence n'apporte aucun bénéfice. Le ressenti du patient fournit une information utile à l'équipe médicale, qui peut réévaluer l'analgésie et le confort.
Trois questions utiles avant le jour J
- Quel type d'anesthésie est prévu pour ma greffe ?
- Que dois-je signaler concernant mes allergies, traitements ou réactions anesthésiques antérieures ?
- Que se passe-t-il si je ressens une douleur pendant l'intervention ?
Que ressent-on pendant l'intervention ?
Parcours de confort
Le bon repère est de savoir quand parler, avant comme après
Bilan
Exprimer anxiété, traitements et antécédents.
Consignes
Comprendre le protocole de confort prévu.
Jour J
Signaler toute sensation vive ou position inconfortable.
Retour
Suivre les consignes remises, sans improviser de traitement.
Suivi
Contacter l'équipe si l'évolution sort du cadre annoncé.
Ce schéma décrit les étapes de communication et de suivi, pas la répartition des gestes pendant l'intervention.
Une greffe capillaire ne correspond pas à une sensation unique. Elle comporte plusieurs étapes successives. La page consacrée au fonctionnement d'une greffe de cheveux permet de replacer ces sensations dans le parcours complet.
Pendant le prélèvement de la zone donneuse
Le prélèvement FUE consiste à extraire les unités folliculaires une par une dans la zone donneuse. Lorsque l'anesthésie est efficace, une douleur aiguë n'est pas la sensation attendue. Le patient peut percevoir des manipulations, de petits mouvements ou une pression.
La position maintenue pendant une procédure longue peut aussi devenir inconfortable. Cette gêne mécanique ne vient pas directement des prélèvements. Elle peut concerner le cou, le dos ou l'appui de la tête. La capacité à exprimer cet inconfort compte autant que la gestion de la douleur du cuir chevelu.
Pendant l'implantation
La technique CHOI utilise un implanteur pour positionner les greffons dans la zone receveuse. CHOI et FUE ne décrivent pas exactement la même étape : la FUE renvoie au mode de prélèvement folliculaire, tandis que le stylo Choi concerne l'implantation. Cette distinction évite de comparer des termes qui ne se situent pas au même niveau de la procédure.

La zone receveuse est elle aussi anesthésiée. Le patient peut sentir un contact ou une pression sans douleur franche. Si une sensation devient vive, elle doit être signalée. Une anesthésie qui fonctionne sur une zone n'empêche pas qu'une autre zone réclame une réévaluation.
La longueur de la séance change la perception globale
Une procédure de plusieurs heures peut être fatigante même lorsque le contrôle de la douleur est satisfaisant. Le temps passé immobile, le bruit du matériel, l'attente et l'attention portée à chaque sensation peuvent modifier l'expérience.
Deux patients recevant une intervention comparable peuvent donc raconter des vécus très différents. L'un retiendra les premières injections. L'autre parlera surtout de la longueur de la journée. Un troisième sera plus sensible le soir, lorsque l'anesthésie se dissipe.
Exemple 1. Une personne peu anxieuse peut décrire les injections comme quelques instants désagréables, puis trouver la suite surtout longue.
Exemple 2. Une personne très sensible aux aiguilles peut vivre l'anesthésie comme le moment principal de la journée, même si les étapes suivantes sont bien tolérées.
Exemple 3. Une personne sujette aux tensions cervicales peut être davantage gênée par la position que par le cuir chevelu lui-même.
Quelle douleur peut-on ressentir après une greffe de cheveux ?
Repères postopératoires
Nommer la sensation aide à mieux décrire ce que vous vivez
| Sensation décrite | Comment elle peut être formulée | Ce qui compte |
|---|---|---|
| Tension | Cuir chevelu serré, tiraillement | Observer son évolution |
| Sensibilité | Gêne au toucher ou à l'appui | Respecter les consignes de protection |
| Douleur | Sensation plus nette, localisée ou diffuse | Intensité, durée et signes associés |
Lorsque l'effet de l'anesthésie diminue, le cuir chevelu retrouve progressivement sa sensibilité. Une douleur légère à modérée, une tension ou une sensibilité locale peuvent alors apparaître. La zone donneuse et la zone receveuse n'ont pas subi les mêmes gestes et ne donnent pas toujours les mêmes sensations.
La revue scientifique de 2026 consacrée aux complications de la FUE classe la douleur parmi les plaintes précoces les plus courantes. Elle est généralement légère, limitée dans le temps et contrôlable avec une prise en charge adaptée. Le mot « généralement » compte : il décrit une tendance, pas une garantie individuelle.
Zone donneuse : tension, sensibilité et tiraillement
La zone donneuse a fait l'objet de multiples prélèvements folliculaires. Elle peut être sensible lorsque l'anesthésie se dissipe. Certains patients parlent davantage de tiraillement ou de tension que de douleur nette.
La position de sommeil peut accentuer cette perception parce que l'arrière du crâne touche l'oreiller. Il faut respecter les consignes postopératoires données par l'équipe plutôt que chercher à improviser une position ou un produit antidouleur.
Zone receveuse : sensibilité différente
La zone implantée peut présenter une sensation de chaleur, de tension ou de sensibilité. Les greffons sont récents et la peau entre dans une phase de cicatrisation. Les croûtes et les démangeaisons qui apparaissent ensuite relèvent d'autres mécanismes et ne doivent pas être confondues automatiquement avec de la douleur.

Exemple 4. Une personne peut ressentir surtout l'arrière du crâne la première nuit, avec une zone receveuse peu sensible.
Exemple 5. Une autre peut ne presque pas parler de douleur, mais être gênée par une impression de cuir chevelu « serré ».
Exemple 6. Une douleur qui augmente nettement de jour en jour, au lieu de s'apaiser, correspond à un scénario différent. Elle justifie un contact médical, surtout si d'autres signes s'y associent.
Combien de temps la douleur dure-t-elle ?
Il n'existe pas de chronomètre valable pour tous. La littérature et les recommandations postopératoires décrivent surtout une gêne précoce et transitoire. La tendance attendue est une amélioration progressive, pas une aggravation continue.
Le soir et les premiers jours sont donc à lire comme une évolution. Une sensation stable puis décroissante n'a pas la même signification qu'une douleur qui devient plus forte, plus pulsatile ou qui s'accompagne de signes inflammatoires inhabituels.
Pour les premières heures, consultez aussi le guide Maison Marignan sur les 24 heures après une greffe de cheveux.
Pourquoi le ressenti varie-t-il autant d'une personne à l'autre ?
Selon votre profil
La meilleure préparation n'est pas la même pour tous
Si l'appréhension est surtout liée aux aiguilles
Demandez que le moment de l'anesthésie soit expliqué en amont et signalez votre anxiété sans la minimiser.
Si vous avez déjà mal vécu une anesthésie
Décrivez la réaction passée avec précision afin qu'elle soit prise en compte dans votre dossier.
Point commun : ne cherchez pas une promesse universelle de « zéro douleur ».
Une information individualisée, un protocole expliqué et un canal de contact postopératoire sont plus utiles qu'une note de douleur marketing.
La douleur n'est pas une simple mesure du geste technique. Elle résulte d'un ensemble de facteurs biologiques, médicaux et psychologiques. La comparer entre patients sans contexte donne souvent de mauvaises conclusions.
La sensibilité individuelle
Le seuil de perception varie. Une sensation supportable pour une personne peut être pénible pour une autre. Ce constat ne dit rien sur le courage ou la capacité à « supporter » une intervention. Il rappelle simplement que la douleur est une expérience individuelle.
Une antériorité de douleur chronique, une mauvaise expérience médicale ou une réaction précédente à une anesthésie doivent être signalées. Le rôle du bilan est aussi de recueillir les informations qui peuvent modifier la prise en charge.
L'anxiété avant l'intervention
L'anticipation de la douleur peut augmenter l'attention portée aux sensations. Une revue de 2025 consacrée aux dimensions psychologiques de la transplantation capillaire souligne l'importance des attentes, de l'état émotionnel et de l'accompagnement dans l'expérience globale du patient.

Dire « je suis très anxieux » avant la greffe est donc une information médicale utile. L'équipe peut expliquer le déroulement avec plus de précision et identifier les questions qui entretiennent cette inquiétude.
La durée et l'étendue du travail
Une petite zone frontale et un projet étendu ne mobilisent pas le même temps ni la même surface cutanée. Plus une séance est longue, plus la fatigue posturale peut prendre de place. Cela ne signifie pas automatiquement que la procédure sera plus douloureuse, mais l'expérience globale peut être différente.
La technique ne suffit pas à prédire votre douleur
Comparer CHOI, DHI, FUE ou FUT uniquement avec une note de douleur est simpliste. La FUT comporte une bandelette et une fermeture linéaire de la zone donneuse. La FUE prélève les unités folliculaires une par une. La CHOI décrit un mode d'implantation directe. Ces méthodes n'engagent donc pas les tissus de la même façon.
La technique n'est qu'un paramètre parmi d'autres. La qualité de l'anesthésie, la durée, la sensibilité et les suites individuelles pèsent aussi sur le ressenti.
Trois erreurs fréquentes
- Croire qu'une greffe doit être totalement indolore pour être bien réalisée.
- Choisir une clinique sur une promesse « zéro douleur » sans demander comment l'anesthésie et le suivi sont organisés.
- Considérer toute douleur postopératoire comme normale sans regarder son intensité et son évolution.
Quand une douleur après greffe doit-elle faire consulter ?
Évolution à surveiller
La direction de l'évolution compte autant que l'intensité
Tendance progressivement plus confortable
Une gêne qui diminue au fil du temps s'inscrit dans une évolution différente d'une douleur qui s'aggrave.
Douleur croissante ou signes associés
Contactez l'équipe médicale si la douleur devient forte, résiste au traitement prescrit ou s'accompagne d'autres signes inhabituels.
Ce repère ne remplace pas une évaluation médicale. En cas de doute, l'équipe qui connaît votre intervention reste l'interlocuteur pertinent.
Le critère le plus utile n'est pas seulement l'existence d'une douleur. Il faut regarder son intensité, son évolution et les signes associés. Une douleur modérée qui diminue n'a pas le même profil qu'une douleur qui s'intensifie malgré le traitement prescrit.
La revue scientifique de 2026 sur les complications de la FUE rappelle que les complications existent même si elles restent peu fréquentes. Leur reconnaissance précoce fait partie de la sécurité postopératoire. Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2025 va dans le même sens. Les complications doivent être identifiées et prises en charge selon leur nature, plutôt que banalisées.
Une douleur forte ou croissante
Contactez rapidement l'équipe qui vous suit si la douleur devient forte ou augmente avec le temps. Faites de même si elle ne répond pas au traitement prescrit. Le site Maison Marignan distingue déjà l'inconfort modéré des signes qui justifient de consulter après une greffe.
Douleur avec fièvre, écoulement ou rougeur inhabituelle
Une douleur associée à une fièvre, un écoulement anormal, une rougeur qui s'étend ou un gonflement inhabituel demande une évaluation médicale. Ces associations sont plus informatives que la douleur isolée.

Douleur très localisée avec modification de la peau
Une modification importante de la couleur de la peau ou une croûte atypique demande de la prudence. Une zone très douloureuse ne doit pas être autodiagnostiquée à partir de photos en ligne. Certaines complications rares nécessitent un examen clinique. Une prise en charge précoce peut changer leur évolution.
Ne modifiez pas seul le traitement prescrit
Ajouter un médicament, augmenter une dose ou prendre un anti-inflammatoire sans validation peut être inadapté à votre dossier. Les antécédents, allergies et traitements en cours comptent. Utilisez l'ordonnance et les consignes remises par votre équipe, puis contactez-la si le soulagement est insuffisant.
Repère simple
Une gêne attendue a tendance à devenir plus facile à vivre. Une douleur anormale devient plus intense, résiste au traitement ou s'accompagne d'autres signes. En cas de doute, contactez l'équipe qui connaît votre intervention.
Comment préparer son confort avant une greffe de cheveux ?
Réassurance médicale
Quatre vérifications concrètes avant de choisir une clinique
Des preuves vérifiables valent mieux qu'une promesse de confort absolu.
Médecins identifiables
Vérifiez l'identité du médecin et son inscription à l'Ordre.
Anesthésie expliquée
Demandez ce qui est prévu pour contrôler la douleur et comment signaler une gêne.
Consignes écrites
Les premières heures et les signes d'alerte doivent être expliqués clairement.
Contact postopératoire
Sachez qui joindre si l'évolution vous inquiète après l'intervention.
La préparation ne consiste pas à chercher soi-même des anesthésiants ou des antalgiques. Elle consiste à transmettre les bonnes informations et à obtenir des réponses précises avant le jour de l'intervention.
1. Dites clairement ce qui vous inquiète
Si votre peur principale concerne la douleur, dites-le pendant le bilan. Demandez quel moment est habituellement le plus sensible et comment l'équipe vérifie que l'anesthésie est suffisante. Une réponse précise vaut mieux qu'une promesse de confort absolu.
2. Signalez vos antécédents et vos traitements
Une allergie connue, une réaction antérieure à un anesthésique, un traitement régulier ou une maladie chronique doivent apparaître dans votre dossier. Ne partez pas du principe qu'un détail n'a aucun rapport avec une greffe capillaire.

3. Demandez les consignes postopératoires avant l'intervention
Vous devez savoir qui contacter, quels médicaments sont prévus et quels symptômes justifient un appel. Cette information évite de devoir décider seul au milieu de la première nuit.
Une étude qualitative de 2024 sur l'autogestion après transplantation capillaire souligne justement l'importance des comportements et du soutien pendant la récupération. Le suivi ne commence pas lorsque quelque chose va mal. Il se prépare avant l'intervention.
Trois actions concrètes à faire maintenant
- Écrivez vos antécédents d'allergie ou de réaction à une anesthésie avant la consultation.
- Préparez trois questions sur l'anesthésie, la douleur attendue et le contact postopératoire.
- Demandez une consigne écrite sur ce qui est normal et sur les signes qui nécessitent un avis.
Si vous souhaitez discuter de votre situation, demandez une consultation offerte à la Maison Marignan. Le bilan permet de vérifier l'indication, d'expliquer le parcours et de répondre à vos questions avant toute décision.
Vos questions sur la douleur d'une greffe de cheveux
Est-ce que l'anesthésie d'une greffe fait mal ?
L'injection de l'anesthésiant peut provoquer une piqûre, une pression ou une brève sensation de brûlure. C'est souvent l'un des moments les plus sensibles, car la peau n'est pas encore anesthésiée. Le ressenti varie selon les personnes et la technique d'injection. Une fois l'anesthésie installée, son rôle est de bloquer la douleur dans la zone travaillée. Signalez toute sensation vive pendant l'intervention afin que l'équipe puisse la réévaluer.
Est-on endormi pendant une greffe ?
Une greffe capillaire se réalise habituellement sous anesthésie locale : le cuir chevelu est anesthésié tandis que le patient reste conscient. Les modalités exactes de confort dépendent du protocole retenu et de votre situation médicale. Ne supposez pas qu'une sédation ou une anesthésie générale soit nécessaire. Demandez avant l'intervention quel protocole est prévu et pourquoi il est adapté à votre dossier.
La zone donneuse fait-elle plus mal ?
La zone donneuse peut être sensible après une FUE puisqu'elle a fait l'objet de nombreux prélèvements folliculaires. Certains patients décrivent des tiraillements, une tension ou une sensibilité à l'appui. La zone receveuse peut donner d'autres sensations. Il n'existe pas de règle disant que l'une sera systématiquement plus douloureuse. L'évolution compte davantage que la comparaison entre les deux zones.
Combien de jours peut-on avoir mal ?
La douleur postopératoire décrite après FUE est le plus souvent précoce, légère et transitoire. Il existe une variabilité individuelle, ce qui rend peu sérieux un délai identique promis à tous. Le bon repère est une amélioration progressive. Une douleur qui devient plus forte, qui résiste aux antalgiques prescrits ou qui s'accompagne de fièvre, d'écoulement ou d'une modification inhabituelle de la peau mérite un avis médical.
FUE et CHOI sont-elles moins douloureuses ?
FUE et CHOI ne décrivent pas la même étape. La FUE concerne le prélèvement unité folliculaire par unité folliculaire. La CHOI concerne l'implantation avec un implanteur. Le ressenti dépend donc de l'ensemble du protocole, de l'anesthésie et du patient. Comparer les techniques sur une simple note de douleur serait trompeur. Le diagnostic, la zone donneuse et l'objectif esthétique restent prioritaires.
Quelle douleur doit inquiéter après la greffe ?
Une douleur intense, croissante ou non soulagée par le traitement prescrit doit faire contacter l'équipe médicale. La vigilance augmente si elle s'accompagne de fièvre, d'un écoulement, d'une rougeur qui s'étend, d'un gonflement inhabituel ou d'une modification marquée de la peau. Une photo trouvée sur internet ne permet pas d'écarter une complication. Le professionnel qui connaît votre intervention reste l'interlocuteur pertinent.
Peut-on prendre un antidouleur avant la greffe ?
Ne prenez pas de médicament de votre propre initiative pour « prévenir » la douleur. Certains produits peuvent être inadaptés selon vos antécédents, vos traitements ou le protocole de l'intervention. Suivez uniquement les consignes données par l'équipe médicale. Si vous prenez déjà un traitement antalgique, un anticoagulant ou un anti-inflammatoire, signalez-le lors du bilan afin que sa conduite soit décidée médicalement.
Une information précise vaut mieux qu'une promesse « sans douleur »
À emporter
3 questions
Un bon échange pré-opératoire transforme une peur vague en repères concrets.
La peur de souffrir ne doit pas être minimisée. Elle doit être transformée en questions concrètes. Une greffe de cheveux comporte des sensations réelles, surtout au moment de l'anesthésie et lorsque la sensibilité revient. L'objectif médical est de contrôler la douleur pendant l'intervention, d'anticiper les suites et de vous donner des critères simples pour savoir quand appeler.
Le message utile n'est donc ni « vous n'aurez jamais mal », ni « il faut accepter de souffrir ». Il est plus précis : le ressenti varie, l'anesthésie locale joue un rôle central, une gêne transitoire peut être attendue, et une douleur forte ou croissante doit être évaluée.

Avant de choisir une clinique, demandez comment l'anesthésie est expliquée, quelles consignes vous recevez pour les premières heures et qui répond en cas de problème. Ces réponses disent beaucoup sur la qualité du parcours, au-delà de la technique annoncée.
Sources
- PubMed, synthèse des complications de la FUE et de leur prise en charge
- PubMed, étude sur la douleur lors de l'infiltration anesthésique du cuir chevelu
- PubMed, revue systématique et méta-analyse des complications de transplantation capillaire
- PubMed, revue de portée sur les complications des greffes capillaires modernes
- PubMed, revue des dimensions psychologiques de la transplantation capillaire
- PubMed Central, étude sur l'autogestion pendant la récupération post-greffe
- Légifrance, article L.1111-2 du Code de la santé publique sur l'information du patient
Note : ce contenu est à visée informative. Chaque indication, contre-indication et traitement antalgique est évalué en consultation médicale personnalisée.


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