Effluvium télogène : pourquoi vos cheveux tombent par poignées
Équipe médicale Maison Marignan | Publié le |

Vous passez la main dans vos cheveux sous la douche et elle revient pleine. Le lendemain, l'oreiller, la brosse et le siphon racontent la même histoire. Rien n'a changé dans votre routine, et pourtant la chute semble s'emballer d'une semaine à l'autre. La raie paraît plus large, la queue de cheval plus fine. L'inquiétude monte vite, surtout quand personne autour de vous ne semble comprendre ce qui se passe.
Ce phénomène porte un nom médical, l'effluvium télogène. C'est l'une des causes les plus fréquentes de chute de cheveux diffuse, et sa forme aiguë évolue le plus souvent vers une repousse spontanée. Quand une cause est retrouvée, elle remonte souvent à quelques mois : une forte fièvre, un accouchement, une opération, un régime sévère, un choc émotionnel. Cet article vous aide à reconnaître ses signes, à comprendre son calendrier et à savoir quel bilan est réellement utile.
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Comprendre, vérifier, attendre la repousse
La couleur de chaque repère rappelle le fond du schéma de la section.
- Qu'est-ce que l'effluvium télogène ?
- Pourquoi la chute survient des mois après le déclencheur
- Les déclencheurs les plus fréquents
- Effluvium aigu ou chronique
- Effluvium télogène ou alopécie androgénétique
- Comment se pose le diagnostic
- Quel bilan sanguin est vraiment utile
- Que faire pendant la phase de chute
- La repousse, mois après mois
- Quand consulter, et la greffe a-t-elle sa place ?
- Vos questions sur l'effluvium télogène
Qu'est-ce que l'effluvium télogène ?
L'effluvium télogène est une chute de cheveux diffuse, non cicatricielle, liée à un dérèglement du cycle pilaire. Télogène désigne la phase de repos du cheveu, juste avant sa chute.
Chaque cheveu suit un cycle en trois temps. La phase anagène est la croissance, elle dure plusieurs années. La phase catagène marque la transition. La phase télogène est un repos de un à six mois, trois en moyenne d'après StatPearls, au terme duquel le cheveu tombe.
Ces cycles sont désynchronisés d'un follicule à l'autre. C'est pour cette raison qu'une chevelure saine perd chaque jour une petite quantité de cheveux sans jamais paraître clairsemée. Sur un cuir chevelu sain, environ 85 % des cheveux sont en croissance et 15 % au repos, d'après la fiche Telogen Effluvium de StatPearls.
Le cycle pilaire
Ce qui change entre une chevelure stable et un effluvium
Cuir chevelu stable
Environ 15 % des cheveux au repos, d'après StatPearls
Effluvium télogène
Une large part des follicules passe au repos en même temps
- Phase anagène, croissance
- Phase télogène, repos puis chute
Anneau de droite qualitatif : la proportion au repos varie d'une personne à l'autre. La phase catagène, très brève, n'est pas représentée.
Ce qui se dérègle
Lors d'un stress physique ou psychique important, une grande partie des follicules en croissance bascule en même temps vers la phase de repos. Trois mois plus tard environ, tous ces cheveux tombent ensemble. La chute devient visible, alors que le follicule, lui, reste en place.
C'est le point rassurant de l'effluvium télogène. Le follicule n'est ni détruit ni cicatrisé. Il a simplement été mis en pause trop tôt, et il relance un nouveau cycle une fois le déclencheur passé.
Une cause fréquente, surtout chez les femmes
Les données de fréquence restent hétérogènes. Jeon et al. ont modélisé sa fréquence mondiale (Global epidemiology of telogen effluvium after the COVID-19 pandemic, JAAD International, 2025). La prévalence estimée atteint 5,41 % après la pandémie, contre 3,44 % avant. La plupart des études incluses montrent une nette prédominance féminine. Les hommes ne sont pas épargnés pour autant.
Ce que l'effluvium télogène n'est pas
L'effluvium anagène est un autre mécanisme. Il frappe des cheveux en pleine croissance, en quelques jours ou semaines, typiquement sous chimiothérapie. La pelade, elle, crée des plaques nettes. L'alopécie androgénétique dégarnit des zones précises de façon progressive. Ces distinctions guident toute la prise en charge.
Pourquoi la chute survient des mois après le déclencheur
Le décalage dans le temps est la signature de l'effluvium télogène. Il explique aussi pourquoi tant de patients ne font pas le lien avec leur histoire récente. Quand les cheveux tombent, l'événement responsable semble déjà loin.
Le cheveu qui passe en phase de repos ne tombe pas immédiatement. Il reste ancré dans son follicule pendant toute la durée de la phase télogène. D'après StatPearls, le déclencheur précède le début de la chute d'environ trois mois en moyenne, avec une fourchette allant de un à six mois.
Le calendrier type
Du déclencheur à la repousse, le décalage qui trompe
3 moisdélai moyen avant la chute
Faites glisser pour voir le schéma en entier.
- Intensité de la chute
- Repousse visible
- Fenêtre de début de chute
Schéma qualitatif, sans échelle d'intensité. Délais d'après StatPearls : déclencheur en moyenne trois mois avant la chute, de un à six mois. Chaque situation diffère.
Le petit renflement blanc à la racine
Vous remarquerez peut-être une petite boule blanche à l'extrémité des cheveux tombés. Ce détail est normal. StatPearls décrit le cheveu télogène par sa racine en massue et son bulbe blanc. Le follicule, lui, reste en place sous la peau.
Remonter le fil des derniers mois
Pour retrouver l'événement en cause, remontez de un à six mois avant le début de la chute. Regardez d'abord autour de trois mois. Cherchez un épisode de fièvre, une infection, une intervention sous anesthésie générale, une naissance, un changement de traitement, un régime ou un choc émotionnel.
Notez ce que vous retrouvez avant la consultation. Cette chronologie, simple en apparence, oriente souvent le diagnostic plus sûrement qu'une longue liste d'examens.
Les déclencheurs les plus fréquents
Les causes de l'effluvium télogène ont un point commun. Elles imposent à l'organisme un stress physique, hormonal, nutritionnel ou psychique. Le site public Santé.fr recense plusieurs de ces situations dans sa fiche consacrée à la chute de cheveux.
Cinq familles de causes, un même mécanisme
Des déclencheurs différents convergent vers la même bascule
Faites glisser pour voir le schéma en entier.
Les cinq familles d'après Santé.fr et StatPearls. Dans la plupart des cas, aucune cause précise n'est identifiée.
Les stress physiques aigus
Une forte fièvre, une infection sévère ou une opération lourde sous anesthésie générale prolongée figurent parmi les déclencheurs classiques. La pandémie de Covid-19 a rendu ce mécanisme familier à de nombreux patients. StatPearls cite aussi les traumatismes graves.
Les bouleversements hormonaux
L'effluvium du post-partum est la forme la plus connue. StatPearls explique la plus grande vulnérabilité des femmes par les changements hormonaux qui suivent l'accouchement. Une fausse couche, une interruption de grossesse ou l'arrêt d'une contraception hormonale peuvent produire le même effet.
Les carences et les régimes
Une carence en fer ou en zinc et un apport insuffisant en protéines peuvent déclencher ou entretenir la chute. Les régimes drastiques font partie des causes décrites par StatPearls et par Santé.fr. Nous détaillons ce lien dans notre article sur les régimes et la perte de cheveux.
Le stress psychologique
Un choc psychologique sévère, comme un deuil, ou un stress intense et prolongé peuvent déclencher un effluvium, selon Santé.fr. Pour approfondir, consultez notre page le stress fait-il vraiment tomber les cheveux.
Les médicaments et les troubles thyroïdiens
Certains médicaments sont associés à une chute diffuse. Santé.fr cite des anticoagulants, le lithium ou certaines chimiothérapies. StatPearls mentionne aussi les bêta-bloquants et les rétinoïdes. Un trouble de la thyroïde, comme une hypothyroïdie, peut également être en cause. Ne modifiez jamais un traitement prescrit sans en parler au médecin qui l'a instauré.
Quand aucune cause n'apparaît
D'après StatPearls, aucune cause précise n'est identifiée dans la plupart des cas. Ce constat justifie simplement un examen attentif du cuir chevelu, pour vérifier qu'il s'agit bien d'un effluvium et non d'une autre forme d'alopécie.
Effluvium aigu ou chronique : deux évolutions distinctes
La durée de la chute sépare deux formes cliniques. Cette distinction compte, car elle change la démarche diagnostique et le discours à tenir au patient.
Le seuil des six mois
Deux formes que sépare d'abord la durée
Aigumoins de 6 mois
Chroniqueau-delà de 6 mois
Seuil de six mois d'après Asghar et al. (Cureus, 2020), pronostic d'après StatPearls. Le filet or marque ce seuil.
La forme aiguë, de moins de six mois
L'effluvium télogène aigu dure moins de six mois, selon la définition reprise par Asghar et al. (Telogen Effluvium: A Review of the Literature, Cureus, 2020). Il survient brutalement, puis s'atténue. D'après StatPearls, son pronostic est bon, avec une récupération de la densité capillaire.
La forme chronique, au-delà de six mois
L'effluvium télogène chronique persiste au-delà de six mois et s'installe de façon plus insidieuse. StatPearls souligne qu'un bon résultat esthétique reste attendu, même si la chute se prolonge, et qu'aucune cicatrice ne se forme.
Sa définition reste discutée. Daunton et al. ont analysé les cas publiés (Chronic Telogen Effluvium: Is it a Distinct Condition?, American Journal of Clinical Dermatology, 2023). Ils relèvent que 97,5 % concernent des femmes. Beaucoup pourraient correspondre à une alopécie androgénétique débutante ou à une cause non identifiée.
Une chute qui dure impose une question simple. S'agit-il vraiment d'un effluvium chronique, ou d'une alopécie androgénétique débutante, ou des deux à la fois ? C'est l'objet de la section suivante.
Effluvium télogène ou alopécie androgénétique : ne pas confondre
Les deux situations peuvent se ressembler au début. Elles n'ont pourtant ni le même mécanisme ni la même évolution. L'effluvium dépend d'un déclencheur et se rétablit. L'alopécie androgénétique est liée à une prédisposition génétique et aux androgènes, et elle est progressive.
Selon votre profil
Trois critères pour situer la chute
- Effluvium télogène
- Alopécie androgénétique
Répartition
Calibre des cheveux
Évolution sans traitement
200 femmes en chute post-partum
- 9,5 %Effluvium seul
- 56 %Effluvium et alopécie androgénétique
- 6,5 %Effluvium et alopécie de traction
- 28 %Les trois associés
Galal et al., Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology, 2024. Résultat d'une étude, non transposable à un cas individuel. Curseurs de gauche : repères qualitatifs d'après StatPearls et Galal et al.
Les signes qui orientent
L'effluvium donne une chute abondante et diffuse, sur l'ensemble du cuir chevelu. Les cheveux restent de calibre normal. L'alopécie androgénétique entraîne surtout un affinement progressif des cheveux. D'après StatPearls, elle commence chez l'homme aux golfes temporaux, puis gagne le vertex. Chez la femme, elle éclaircit le dessus du crâne en préservant la ligne frontale.
À l'examen trichoscopique, l'alopécie androgénétique se reconnaît à une diversité de diamètre des cheveux, signe de miniaturisation. L'effluvium montre plutôt de nombreuses repousses courtes et des orifices occupés par un seul cheveu.
Quand l'effluvium révèle une alopécie
Un effluvium peut démasquer une alopécie androgénétique jusque-là discrète. Galal et al. l'ont étudié chez 200 femmes en chute post-partum (Postpartum Telogen Effluvium Unmasking Additional Latent Hair Loss Disorders, Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology, 2024). Parmi elles, 56 % présentaient à la fois un effluvium et une alopécie androgénétique. L'effluvium isolé ne concernait que 9,5 % d'entre elles.
Ce chiffre ne vaut pas pour toutes les patientes. Il montre surtout pourquoi une chute qui ne se rétablit pas comme prévu mérite un examen. Pour situer ces différentes formes, consultez notre guide sur les différents types d'alopécie.
Comment se pose le diagnostic
Le diagnostic de l'effluvium télogène est avant tout clinique. Il repose sur l'histoire racontée par le patient, l'examen du cuir chevelu et, si besoin, quelques tests simples. La biopsie reste rarement nécessaire.

L'interrogatoire chronologique
Le médecin cherche le déclencheur dans les mois précédant la chute. Il interroge sur les maladies récentes, les interventions, les grossesses, les traitements, l'alimentation et les événements de vie. Il recherche aussi des signes généraux évocateurs d'une cause thyroïdienne ou d'une carence.
Le parcours diagnostique
Du récit du patient à l'examen du cuir chevelu
- 1
Interrogatoire chronologique
Les six derniers mois, traitements, grossesses, maladies
Toujours - 2
Tests au cabinet
Test de traction, collecte des cheveux tombés
Souvent - 3
Trichoscopie
Rapport croissance et repos, recherche de miniaturisation
Examen clé - 4
Biopsie
Peu utile si le test de traction est parlant
Rarement
Les tests au cabinet
Le test de traction consiste à tirer doucement sur une petite mèche à plusieurs endroits du cuir chevelu. En phase active, plusieurs cheveux en phase télogène viennent à chaque traction. StatPearls indique aussi qu'une collecte de cent cheveux ou plus sur vingt-quatre heures évoque un effluvium.
La trichoscopie
La trichoscopie grossit le cuir chevelu et les cheveux sans douleur ni prélèvement. Elle permet d'apprécier le rapport entre cheveux en croissance et cheveux au repos, de repérer une miniaturisation et d'écarter d'autres causes. Elle aide à distinguer un effluvium d'une alopécie androgénétique, comme le montre l'étude de Galal et al. citée plus haut.
À la Maison Marignan, le bilan trichoscopique associe une analyse réalisée par une infirmière puis une consultation avec un médecin, en présentiel ou en visioconférence. Le tarif affiché au moment de la rédaction est de 120 €.
Vous hésitez sur la démarche à suivre ?
Contactez notre équipe pour organiser votre bilanQuel bilan sanguin est vraiment utile
Face à une chute impressionnante, la tentation est grande de tout doser. La littérature récente plaide pourtant pour un bilan ciblé, guidé par l'interrogatoire et l'examen, plutôt que pour une batterie d'analyses systématiques.
Ce que montrent les études récentes
Les carences en fer reviennent souvent chez les femmes concernées. D'après Karakoyun et al. (Retrospective Review of 2851 Female Patients With Telogen Effluvium, Journal of Cosmetic Dermatology, 2025), la ferritine était basse chez 46,5 % des 2413 patientes testées. La méta-analyse d'Ahmed et al. va dans le même sens (Association between Serum Trace Elements and Telogen Effluvium, Skin Appendage Disorders, 2026). Elle retrouve une ferritine et une vitamine D plus basses chez les patients atteints.
Le travail de Neubauer et Lipner (Broad laboratory testing does not show utility for telogen effluvium, JAAD International, 2026) nuance fortement ce constat. Sur 13 732 patientes appariées à autant de témoins, aucun des 26 examens étudiés n'a permis d'identifier la cause de l'effluvium. Les auteurs déconseillent un bilan large en l'absence de signe d'appel.
Bilan sanguin, ce que disent les données
Fréquentes carences, faible rendement des bilans larges
46,5 %
des 2413 patientes testées avaient une ferritine basse
Karakoyun et al., Journal of Cosmetic Dermatology, 2025
0 sur 26
examens comparés chez 13 732 patientes, aucun n'a identifié la cause
Neubauer et Lipner, JAAD International, 2026
Un signe d'appel à l'interrogatoire ou à l'examen ?
Un bilan ciblé, décidé par le médecin
En pratique, le médecin choisit les examens selon votre situation. Une numération formule sanguine et un bilan martial figurent parmi les examens cités par StatPearls. Un dosage de la TSH se discute devant des signes thyroïdiens. D'autres analyses ne se justifient que si l'interrogatoire les oriente.
Une ferritine normale ne clôt pas toujours la question
StatPearls rappelle qu'une inflammation peut élever la ferritine et masquer une carence en fer. Le coefficient de saturation de la transferrine complète alors utilement le bilan. Seul le médecin peut interpréter ces résultats au regard de votre histoire.
Que faire pendant la phase de chute
La prise en charge de l'effluvium télogène repose d'abord sur une idée simple. Il faut identifier et traiter la cause, puis laisser au cycle pilaire le temps de se rétablir. La patience fait partie du traitement, même si elle est difficile à vivre.
Pendant la chute
Ce qui pèse vraiment sur l'évolution
Identifier et traiter la cause
Corriger une carence documentée
Soins doux, coiffures non serrées
Compléments sans carence
Échelle qualitative, sans valeur chiffrée, d'après StatPearls et Neubauer et Lipner (2026). Toute décision de traitement se prend en consultation.
Corriger la cause
Une carence documentée se corrige sur prescription, à la dose et pour la durée fixées par le médecin. Un trouble thyroïdien se prend en charge avec le médecin traitant ou l'endocrinologue. Un médicament suspect ne s'arrête jamais seul, mais se discute avec son prescripteur.
Préserver les cheveux qui restent
Lavez vos cheveux normalement, avec un shampooing doux. Les cheveux qui partent au lavage sont des cheveux au repos, déjà destinés à tomber. Évitez en revanche les coiffures très serrées, qui ajoutent une chute par traction.
Les traitements discutés en consultation
Dans la forme aiguë, aucun traitement n'est habituellement nécessaire une fois la cause traitée. D'après StatPearls, l'efficacité du minoxidil local n'est pas démontrée dans cette indication. Dans les formes chroniques, le médecin peut discuter d'autres options, au cas par cas et sur prescription.
Certaines approches, comme la mésothérapie capillaire, font l'objet d'études au niveau de preuve encore modeste. Elles relèvent d'une décision médicale individuelle, jamais d'une promesse de repousse accélérée.
Ne pas négliger le retentissement émotionnel
Perdre ses cheveux en grande quantité inquiète, parfois beaucoup. D'après Hirose et al. (Postpartum hair loss is associated with anxiety, Journal of Obstetrics and Gynaecology Research, 2024), une chute post-partum importante s'associe à davantage d'anxiété. En parler, à un proche ou à un professionnel, fait partie de la prise en charge.
Trois erreurs fréquentes
- Multiplier les compléments alimentaires sans carence démontrée, en espérant accélérer la repousse.
- Changer de produit capillaire chaque semaine, alors que la chute suit son propre calendrier.
- Attendre indéfiniment une chute qui dure plus de six mois, sans chercher une autre cause.
Trois conseils à appliquer dès aujourd'hui
- Notez la date de début de la chute et les événements des six mois précédents.
- Prenez une photo de votre raie chaque mois, sous la même lumière, pour suivre l'évolution objectivement.
- Préparez la liste de vos traitements et de vos derniers bilans sanguins avant la consultation.
La repousse, mois après mois
Dans l'effluvium aigu, la chute s'atténue généralement en quelques mois. Santé.fr évoque une durée de trois à quatre mois, suivie d'une repousse complète. Les follicules relancent alors une phase de croissance.
1 cmpar mois environ, ordre de grandeur de pousse
La longueur regagnée
Pourquoi la densité met du temps à se voir
3 mois
6 mois
12 mois
Environ 1 cm par mois d'après StatPearls (Physiology, Hair). Longueur indicative, variable selon les personnes, sans rapport direct avec la densité retrouvée.
Les premiers signes
Les premiers signes de repousse sont de petits cheveux courts, visibles le long de la ligne frontale, décrits par Asghar et al. Ils témoignent du redémarrage du cycle. Leur présence est une bonne nouvelle, même si la densité paraît encore faible.
Un rythme qui demande de la patience
Un cheveu pousse d'environ un centimètre par mois, d'après la fiche Physiology, Hair de StatPearls. D'après StatPearls, la repousse peut prendre jusqu'à six mois, et davantage pour devenir visible à l'œil nu. Sur des cheveux longs, retrouver l'aspect antérieur peut donc demander plus d'un an.
Ces délais sont des ordres de grandeur. Ils varient selon la cause, sa durée, l'âge et la présence éventuelle d'une autre forme d'alopécie. Seul un suivi permet de vérifier que la repousse se fait comme attendu.
Quand consulter, et la greffe a-t-elle sa place ?
Un effluvium aigu avec un déclencheur évident peut simplement se surveiller. Certaines situations justifient en revanche un avis médical sans attendre.

Les signes qui doivent faire consulter
- Une chute qui persiste au-delà de six mois, ou qui récidive sans cause claire.
- Des zones dégarnies localisées, des plaques ou une raie qui s'élargit nettement.
- Un cuir chevelu rouge, douloureux, squameux ou qui démange fortement.
- Des signes généraux associés : fatigue inhabituelle, variation de poids, palpitations, troubles des règles.
Orientation
Surveiller, consulter, et ce que la greffe ne fait pas
Faites glisser pour voir le schéma en entier.
Repères d'orientation, ils ne remplacent pas un examen. L'indication d'une greffe est toujours posée par un médecin.
Pourquoi on ne greffe pas un effluvium
La greffe capillaire ne répond pas à un effluvium télogène. Les follicules sont toujours présents et capables de repousser. Greffer pendant une chute active exposerait à un résultat difficile à évaluer et à une perte de cheveux natifs supplémentaire.
Si l'examen révèle une alopécie androgénétique associée, la question de la greffe peut se poser plus tard, une fois la situation stabilisée. Nous expliquons cette étape dans notre article faut-il stabiliser la chute avant une greffe de cheveux.
À la Maison Marignan, où la FUE CHOI est pratiquée depuis 2020, l'indication est toujours posée par un médecin. Vous pouvez découvrir les médecins de la clinique, identifiés nommément.
Vos questions sur l'effluvium télogène
Combien de cheveux tombent pendant un effluvium ?
La quantité varie beaucoup d'une personne à l'autre. Un cuir chevelu sain perd chaque jour une petite quantité de cheveux, sans que cela se voie. Pendant un effluvium, la chute devient nettement plus abondante et se remarque au lavage, au brossage et sur l'oreiller. StatPearls retient qu'une collecte de cent cheveux ou plus sur vingt-quatre heures évoque un effluvium. Le chiffre seul ne suffit pas : l'examen du cuir chevelu reste indispensable.
L'effluvium télogène peut-il rendre chauve ?
Un effluvium aigu ne détruit pas les follicules. Il réduit la densité de façon diffuse et temporaire, sans créer de zone définitivement dégarnie. La situation change si l'effluvium révèle une alopécie androgénétique associée, qui progresse pour son propre compte. Une chute qui ne se rétablit pas dans les délais habituels mérite un examen trichoscopique. Le médecin peut alors distinguer ce qui relève de l'effluvium et ce qui relève d'une autre cause.
Faut-il couper ses cheveux courts ?
Couper ses cheveux ne modifie ni la chute ni la repousse. Le cycle se joue dans le follicule, sous la peau, pas sur la longueur. Une coupe plus courte peut en revanche donner une impression de volume et alléger le poids sur les cheveux fragilisés. C'est un choix esthétique et personnel, sans effet médical. Évitez surtout les coiffures serrées, les tractions répétées et les sources de chaleur intenses pendant la phase de chute.
Les compléments alimentaires accélèrent-ils la repousse ?
Corriger une carence documentée fait partie de la prise en charge décrite par StatPearls. Sans prise de sang, une supplémentation se fait à l'aveugle. Neubauer et Lipner (2026) citent une étude où la densité capillaire n'a pas progressé après supplémentation, que les valeurs biologiques se soient normalisées ou non. Mieux vaut un bilan ciblé, décidé par le médecin, qu'une accumulation de gélules achetées au hasard.
Peut-on faire une greffe pendant un effluvium ?
Non. Une greffe pendant une chute active n'a pas de sens médical, car les follicules existants vont repousser. L'intervention risquerait aussi d'accentuer la chute des cheveux natifs. Le médecin attend que la situation soit stabilisée et qu'un diagnostic précis ait été posé. Si une alopécie androgénétique est associée, l'indication d'une greffe peut se discuter ensuite, au cas par cas et après bilan.
Un effluvium peut-il survenir après une greffe ?
Oui, sous une forme localisée appelée shock loss. Quelques semaines après l'intervention, des cheveux natifs proches de la zone traitée peuvent tomber temporairement. Ce phénomène répond au même mécanisme que l'effluvium télogène et évolue généralement vers une repousse. Il fait partie des points expliqués avant l'intervention et suivis pendant les contrôles post-opératoires.
Une chute qui impressionne, un cycle qui se rétablit
L'effluvium télogène fait peur parce qu'il est spectaculaire et décalé dans le temps. Une fois son mécanisme compris, il devient plus lisible. Un déclencheur souvent passé inaperçu, quelques mois de décalage, une chute diffuse, puis une repousse progressive dans la forme aiguë.
Ce qui compte, c'est de ne pas rester seul face au doute. Une chute qui dure, qui se localise ou qui s'accompagne d'autres symptômes mérite un examen. La trichoscopie et un bilan ciblé permettent de confirmer l'effluvium, de repérer une alopécie associée et de choisir la bonne attitude.
À retenir
Mois 0
Un déclencheur, souvent passé inaperçu
Vers 3 mois
Chute diffuse et abondante
6 mois
Seuil au-delà duquel on vérifie
Ensuite
Repousse progressive dans la forme aiguë
Analyse et consultation avec un médecin, Paris 17e
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Sources
- StatPearls (NCBI), Telogen Effluvium, Hughes, Syed et Saleh
- Neubauer et Lipner, Broad laboratory testing does not show utility for telogen effluvium, JAAD International
- Karakoyun et al., Retrospective Review of 2851 Female Patients With Telogen Effluvium, Journal of Cosmetic Dermatology
- Ahmed et al., Association between Serum Trace Elements and Telogen Effluvium, Skin Appendage Disorders
- Jeon et al., Global epidemiology of telogen effluvium after the COVID-19 pandemic, JAAD International
- Galal et al., Postpartum Telogen Effluvium Unmasking Additional Latent Hair Loss Disorders, Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology
- Hirose et al., Postpartum hair loss is associated with anxiety, Journal of Obstetrics and Gynaecology Research
- Santé.fr, Chute de cheveux, Service public d'information en santé
- StatPearls (NCBI), Androgenetic Alopecia
- StatPearls, Physiology, Hair
- Asghar et al., Telogen Effluvium: A Review of the Literature, Cureus
- Daunton et al., Chronic Telogen Effluvium: Is it a Distinct Condition? A Systematic Review, American Journal of Clinical Dermatology


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