Alopécie androgénétique : signes, diagnostic et traitements
Équipe médicale Maison Marignan | Publié le |

Sur les photos d'un mariage, Thomas, 29 ans, ne regarde plus que ses tempes. Les golfes ont reculé, la lumière traverse le sommet du crâne. Claire, 38 ans, remarque autre chose : sa raie s'élargit, sa queue-de-cheval s'affine, sans chute spectaculaire. Ces deux situations n'ont pas la même allure. Elles relèvent pourtant souvent du même mécanisme : l'alopécie androgénétique, première cause de perte de cheveux durable chez l'homme comme chez la femme. Elle inquiète et pousse parfois vers des solutions rapides et décevantes.
Elle se comprend pourtant bien quand on connaît sa logique : une chute héréditaire, progressive, liée à la sensibilité de certains follicules aux hormones androgènes. Cet article vous aide à reconnaître ses signes, à comprendre le diagnostic et à situer chaque traitement à sa juste place. Il fait le point sur le cadre du finastéride, renforcé en France en 2026, et sur la question de la réversibilité chez la femme. Il précise enfin quand une greffe devient une option sérieuse, et quand il vaut mieux attendre.
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Sommaire
Onze étapes, de la compréhension à la décision.
- Qu'est-ce que l'alopécie androgénétique ?
- Hérédité, DHT et follicules sensibles
- Les signes chez l'homme et chez la femme
- Comment le diagnostic est posé
- Chez la femme, est-elle réversible ?
- Les traitements médicaux et leurs limites
- Quand la greffe devient une option
- Six profils, six réponses différentes
- Le parcours de prise en charge à Paris
- Erreurs fréquentes et bons réflexes
- Vos questions sur l'alopécie androgénétique
Qu'est-ce que l'alopécie androgénétique ?
L'alopécie androgénétique est une perte de cheveux héréditaire et progressive. Elle touche les follicules sensibles aux androgènes, qui produisent des cheveux toujours plus fins et plus courts. C'est une alopécie non cicatricielle, qui épargne l'arrière du crâne.
Une raréfaction plus qu'une chute
Le terme « chute » trompe souvent. Dans cette forme d'alopécie, le cheveu ne tombe pas brutalement. Le follicule se miniaturise au fil des cycles. Chaque nouveau cheveu pousse plus fin, plus clair, moins longtemps.
À terme, certains follicules ne produisent plus qu'un duvet presque invisible. La densité baisse sans que l'on retrouve forcément des poignées de cheveux sur l'oreiller. C'est pour cette raison qu'une photo révèle parfois l'alopécie avant le miroir de la salle de bains.
La forme de perte de cheveux la plus fréquente
Sa fréquence augmente avec l'âge. Dermato-info est le site grand public de la Société française de dermatologie. D'après sa fiche « Tout savoir sur l'alopécie androgénétique » (mise à jour en 2026), elle touche environ 15 % des hommes à 20 ans. Ce taux atteint 30 % à 30 ans et un homme sur deux à 50 ans. La même source estime qu'environ une femme sur cinq est concernée vers 40 ans.
Ces chiffres rappellent une réalité simple. Constater un recul des golfes ou une raie plus large n'a rien d'exceptionnel. Ce qui compte, c'est la vitesse d'évolution et le moment où l'on décide d'agir.
Repères de fréquence
Une alopécie qui progresse avec l'âge
1 sur 2
homme concerné vers 50 ans
HommesFemmes
Ordres de grandeur en population générale. Source : dermato-info, Société française de dermatologie, 2026.
20 ans
30 ans
50 ans
40 ans
Androgénétique ou androgénique ?
Les deux termes désignent la même affection. « Androgénétique » rappelle les deux composantes : les hormones androgènes et la génétique. On parle aussi de calvitie commune chez l'homme et d'alopécie féminine diffuse chez la femme.
Ce qui la provoque : hérédité, DHT et follicules sensibles
L'alopécie androgénétique n'est pas un dérèglement hormonal. Le taux d'hormones est le plus souvent normal. C'est la réponse du follicule qui diffère d'une personne à l'autre.
Le rôle de la dihydrotestostérone
Une enzyme, la 5-alpha-réductase, transforme la testostérone en dihydrotestostérone, ou DHT. Cette hormone se fixe sur les récepteurs aux androgènes des follicules du dessus du crâne. Chez les personnes prédisposées, cette fixation raccourcit la phase de pousse et lance la miniaturisation.
D'après une revue publiée dans Drug Design, Development and Therapy (Chen et al., « Androgenetic Alopecia: An Update on Pathogenesis and Pharmacological Treatment », 2025), d'autres facteurs s'ajoutent. Les auteurs décrivent une inflammation discrète autour du follicule, une fibrose progressive et une baisse de la microcirculation. Le mécanisme hormonal reste le moteur principal.
Notre article sur le paradoxe de la DHT, qui fait pousser la barbe et tomber les cheveux, détaille ce mécanisme étape par étape.
Le mécanisme en un coup d'oeil
De l'hormone à la miniaturisation, et ce qui brouille le tableau
Mécanisme principalFacteur qui révèle ou accélère
Schéma de principe, sans échelle. Sources : Chen et al., Drug Design, Development and Therapy, 2025 ; Manuel MSD ; dermato-info.
Une prédisposition héréditaire
La sensibilité des follicules se transmet. Elle peut venir du côté paternel comme du côté maternel. Avoir un père dégarni augmente le risque, sans le rendre certain. À l'inverse, un père à la chevelure dense ne protège pas totalement.
Cette composante génétique explique un point essentiel. Aucun shampoing ni aucune routine ne supprime la prédisposition. Les traitements agissent sur l'expression de l'alopécie, pas sur son origine.
Ce qui ne la provoque pas
Plusieurs idées reçues circulent. D'après dermato-info, le port régulier d'une casquette et les lavages fréquents n'aggravent pas une alopécie androgénétique. Le stress, lui, peut provoquer une autre forme de chute, l'effluvium télogène, souvent réversible.
Les deux peuvent aussi coexister. Une carence en fer ou en vitamine B12 peut aggraver la chute, et un effluvium peut s'ajouter à une alopécie déjà présente et la rendre visible plus tôt. D'où l'intérêt d'un bilan qui démêle les causes.
Les signes chez l'homme et chez la femme
L'alopécie androgénétique suit des schémas reconnaissables. Ils diffèrent nettement selon le sexe, ce qui explique que les femmes tardent parfois à identifier le problème.
Chez l'homme : golfes, vertex et ligne frontale
Les premiers signes apparaissent souvent aux golfes temporaux, qui se creusent en forme de « M ». La ligne frontale recule ensuite. Le vertex, au sommet du crâne, s'éclaircit en parallèle ou plus tard.
Avec le temps, les deux zones peuvent se rejoindre. Seule une couronne de cheveux persiste à l'arrière et sur les côtés. C'est cette couronne qui constitue la future zone donneuse en cas de greffe.
Les médecins décrivent cette progression à l'aide de l'échelle de Norwood-Hamilton, en sept stades. Notre guide sur les sept stades de l'échelle de Norwood aide à situer votre propre évolution.
Chez la femme : une raie qui s'élargit
Chez la femme, la ligne frontale est le plus souvent préservée. La perte se concentre sur le dessus du crâne. La raie centrale s'élargit, le cuir chevelu devient visible sous la lumière, la queue-de-cheval perd de son volume.
Cette raréfaction est diffuse. Elle se décrit avec l'échelle de Ludwig, en trois grades. Elle évolue souvent lentement. Selon dermato-info, la ménopause, certaines pilules contraceptives ou une carence en fer peuvent la favoriser ou l'aggraver.
Chez l'homme
Échelle de Norwood-Hamilton, 7 stades
Chez la femme
Échelle de Ludwig, 3 grades
Les signes qui doivent faire consulter sans attendre
Certains signes sortent du cadre habituel et justifient un avis médical rapide :
- des plaques sans cheveux, rondes ou ovales ;
- des démangeaisons, des rougeurs, des squames ou des douleurs du cuir chevelu ;
- une chute brutale, par poignées, sur quelques semaines ;
- chez la femme, une chute associée à des règles irrégulières, de l'acné ou une pilosité accrue.
Dans ces cas, une autre cause peut être en jeu, ou s'ajouter à l'alopécie androgénétique. Le diagnostic doit alors être posé avant tout traitement.
Comment le diagnostic est posé
Le diagnostic d'alopécie androgénétique est avant tout clinique. Il repose sur l'histoire de la chute, l'examen du cuir chevelu et, selon les cas, quelques examens ciblés.
L'interrogatoire et l'examen
Le médecin vous interroge sur le début de la perte, sa vitesse, vos antécédents familiaux et vos traitements en cours. Il examine la répartition de la raréfaction, la ligne frontale, le vertex et l'état de la peau.
Chez l'homme jeune avec un schéma typique, cet examen suffit souvent. Chez la femme, la recherche de signes hormonaux associés oriente la suite.
La trichoscopie
La trichoscopie grossit l'image du cuir chevelu et des cheveux. Elle met en évidence un signe très caractéristique : des cheveux de diamètres très différents dans une même zone. Les cheveux fins témoignent de la miniaturisation en cours.
Elle permet aussi de comparer la zone atteinte et la zone donneuse. Cette comparaison sert ensuite à évaluer la faisabilité et la stratégie d'une éventuelle greffe.
Le chemin du diagnostic
Chaque étape resserre les hypothèses
Écartés en chemin
Ce qui peut imiter une alopécie androgénétique
Le bilan biologique n'est pas systématique. Il dépend de l'examen.
Le bilan biologique, surtout chez la femme
Une prise de sang n'est pas systématique. Le Manuel MSD, édition professionnelle (« Alopécie », mis à jour en 2026), indique que l'homme n'a généralement pas besoin d'analyses. Chez la femme présentant des signes d'excès d'androgènes, un dosage hormonal est recommandé.
Le fer, la ferritine, la vitamine D ou la fonction thyroïdienne peuvent être vérifiés si l'histoire le suggère. Une carence ou un trouble thyroïdien se corrige, et la chute associée peut alors régresser.
Les confusions les plus fréquentes
Plusieurs formes d'alopécie peuvent ressembler à une alopécie androgénétique débutante. L'effluvium télogène donne une chute diffuse, souvent trois à quatre mois après un stress important, une fièvre, une grossesse ou une carence. La pelade crée des plaques. L'alopécie de traction suit les zones tirées par les coiffures.
Notre article consacré aux différents types d'alopécie décrit chacune de ces formes et leurs signes distinctifs.
L'alopécie androgénétique féminine est-elle réversible ?
Non, elle ne régresse pas spontanément. L'alopécie androgénétique est une affection chronique et évolutive. Un traitement adapté peut en revanche la stabiliser et améliorer partiellement la densité, tant qu'il est poursuivi.
Ce que l'on peut raisonnablement attendre
L'objectif réaliste est double : freiner la progression, puis épaissir les cheveux encore présents. Des follicules miniaturisés mais vivants peuvent retrouver une pousse plus épaisse. Les zones où les follicules ont disparu ne repoussent pas avec un traitement médical.
D'après Vidal (« Traitement de l'alopécie androgénétique », mis à jour en 2025), les traitements doivent être poursuivis pour conserver leur bénéfice. À l'arrêt, la chevelure revient à son état initial en quatre à six mois. C'est un engagement de long terme, qui mérite d'être pesé avant de commencer.
Ce que fait un traitement, et ce qu'il ne fait pas
Une stabilisation qui dure tant que le traitement dure
Schéma qualitatif, sans échelle chiffrée, non transposable à un cas individuel. Délai à l'arrêt : Vidal, 2025.
Ne pas confondre avec une chute réversible
Beaucoup de femmes qui se demandent si leur chute est réversible vivent en réalité un effluvium télogène. Le Manuel MSD indique que cette chute diffuse survient environ trois à quatre mois après un stress important. Elle est le plus souvent temporaire et régresse une fois sa cause corrigée.
Les deux situations peuvent aussi se superposer. Une chute post-partum, par exemple, peut révéler une alopécie androgénétique sous-jacente. Seul un examen permet de faire la part des choses.
Les traitements possibles chez la femme
Le minoxidil en lotion est le traitement de référence. Selon Vidal, la concentration de 2 % est disponible pour les femmes. Lorsqu'une composante hormonale est présente, une contraception adaptée peut être discutée avec le médecin.
La spironolactone est parfois proposée. Vidal précise qu'elle ne dispose pas d'autorisation de mise sur le marché en France dans cette indication. Le finastéride est contre-indiqué chez la femme enceinte ou susceptible de l'être.
Les traitements médicaux et leurs limites
Les traitements médicaux ont un objectif commun : préserver les cheveux existants. Aucun ne recrée un follicule disparu. Leur place dépend du stade, du sexe, de l'âge et de votre tolérance.
Le minoxidil en lotion
Le minoxidil s'applique sur le cuir chevelu, deux fois par jour. Il stimule la pousse et ralentit la chute. Selon Vidal, ses effets apparaissent en général après environ trois mois.
Il faut accepter un délai avant de juger le résultat. Une irritation du cuir chevelu ou une pilosité indésirable sur le visage peuvent survenir. Il ne doit pas déborder sur la peau du visage.
Le finastéride : un cadre renforcé depuis 2026
Le finastéride à 1 mg réduit la production de DHT. Il est réservé à l'homme. Son cadre de prescription a fortement évolué en 2025 et 2026.
D'après l'ANSM (« Finastéride et risque d'idées suicidaires : nouvelles mesures », 2025, mis à jour en 2026), l'Agence européenne du médicament a confirmé le risque d'idées suicidaires. Ce risque figure désormais parmi les effets indésirables du finastéride par voie orale.
Depuis le 16 avril 2026, toute initiation de traitement exige une attestation d'information partagée, signée par le médecin et le patient. Elle s'applique aux renouvellements depuis le 16 juin 2026. Le pharmacien ne peut pas délivrer le médicament sans elle.
L'ANSM juge défavorable la balance bénéfice risque du finastéride à 1 mg dans l'alopécie androgénétique. Elle estime les mesures européennes insuffisantes et poursuit son action au niveau national.
Les effets indésirables décrits par l'ANSM sont sexuels, psychiatriques et parfois durables après l'arrêt. En cas de changement d'humeur, l'agence recommande d'arrêter soi-même le traitement et de consulter son médecin. Notre article sur les traitements médicamenteux contre la calvitie compare plus en détail finastéride et minoxidil.
Finastéride 1 mg en France
Un cadre de prescription resserré en sept ans
L'ANSM juge défavorable la balance bénéfice risque dans cette indication. Sources : ANSM, 2025 et 2026 ; Agence européenne du médicament, 2025.
Le minoxidil par voie orale, une prescription hors autorisation
Le minoxidil en comprimés, à faible dose, est aujourd'hui souvent évoqué. Un compte rendu de l'ANSM (comité scientifique permanent, réunion du 4 novembre 2025) relève qu'il n'existe pas actuellement de demande d'autorisation de cette forme dans l'alopécie.
Son usage contre la chute reste donc hors autorisation de mise sur le marché. Il ne se conçoit qu'après un avis médical, avec une surveillance adaptée, et jamais en automédication.
Les soins complémentaires
Mésothérapie, plasma riche en plaquettes, lumière LED ou laser de basse énergie sont parfois proposés en complément. Le Manuel MSD cite le laser de basse énergie et le plasma riche en plaquettes comme options d'appoint, encore peu étudiées.
Ils peuvent avoir une place dans un protocole cohérent, aux côtés d'un traitement de fond. Ils ne doivent pas être présentés comme une alternative à celui-ci, ni comme un moyen de faire repousser une zone dégarnie.
Les compléments alimentaires
Les compléments corrigent une carence quand elle existe. D'après dermato-info, une carence en fer ou en vitamine B12 peut aggraver la chute. Un bilan sanguin permet de la rechercher avant d'acheter des produits pendant des mois.
Quand la greffe capillaire devient une option
La greffe capillaire ne traite pas l'alopécie androgénétique. Elle redistribue des cheveux résistants vers les zones dégarnies. C'est la seule solution capable de restaurer une densité là où les follicules ont disparu.

Pourquoi les cheveux greffés tiennent
Les follicules de l'arrière et des côtés du crâne sont peu sensibles à la DHT. Vidal le rappelle : implantés sur le dessus du crâne, ils conservent cette résistance. Les cheveux greffés sont donc destinés à durer.
Les cheveux natifs voisins, eux, restent exposés. Dermato-info le souligne : la greffe n'empêche pas l'évolution de l'alopécie sur les cheveux non greffés. C'est la raison pour laquelle un traitement médical peut rester utile après l'intervention, selon l'indication posée.
Deux leviers, deux cibles
Préserver ce qui reste, restaurer ce qui est perdu
Barres : intensité d'effet attendue, repère qualitatif. Indication évaluée en consultation.
Les conditions d'une bonne indication
Une greffe se discute quand trois conditions sont réunies. La perte doit être stabilisée ou lente. La zone donneuse doit être suffisante pour couvrir la zone à traiter, aujourd'hui et demain. Les attentes doivent être compatibles avec la réalité médicale.
Chez l'homme très jeune, dont l'évolution reste imprévisible, la prudence s'impose. Dermato-info indique que la chirurgie est généralement proposée après 30 ans, sur une chute stabilisée. Chez la femme, l'indication se discute au cas par cas, selon la densité de la zone donneuse.
La technique FUE CHOI pratiquée à la Maison Marignan
La Maison Marignan pratique une seule technique de greffe depuis 2020 : la FUE CHOI, avec implantation directe des greffons. La clinique a traité 2 390 patients en greffe capillaire depuis 2020, chiffre arrêté au 1er août 2026.
Cette spécialisation n'est pas un argument en soi. Elle traduit un choix : maîtriser un geste exigeant plutôt que proposer toutes les méthodes. L'indication reste posée au cas par cas, et la greffe peut être déconseillée quand elle n'est pas pertinente.
Découvrez la technique FUE CHOI pratiquée à la Maison Marignan.
Traitement et greffe ne s'opposent pas
Opposer médicaments et chirurgie n'a pas de sens médical. Le traitement protège les cheveux natifs. La greffe restaure les zones perdues. Pour beaucoup de patients, la stratégie la plus cohérente associe les deux, dans un ordre réfléchi.
Six profils, six réponses différentes
Il n'existe pas de protocole unique. Voici six situations fréquentes en consultation, et la logique médicale qui s'y applique le plus souvent. Elles ne remplacent pas un examen individuel.
Selon votre profil
Six situations, six logiques de prise en charge
Logique la plus fréquente, à confirmer en consultation après examen.
L'homme de 22 ans aux golfes qui reculent vite
L'évolution est encore imprévisible. La priorité est de freiner la progression et de suivre la chute dans le temps. Une greffe à ce stade risquerait de laisser un résultat isolé si la perte s'étend ensuite.
L'homme de 35 ans, stable depuis plusieurs années
Un recul des golfes figé depuis trois ou quatre ans, avec une zone donneuse dense, correspond au profil classique d'une greffe de la ligne frontale. Le traitement de fond se discute pour protéger le reste de la chevelure.
L'homme de 45 ans avec un vertex dégarni
Le vertex est une zone exigeante, dont la repousse s'apprécie plus lentement. La stratégie dépend de la réserve de la zone donneuse. Elle doit anticiper les besoins futurs de la ligne frontale.
La femme de 38 ans dont la raie s'élargit
Le bilan cherche d'abord une carence ou un facteur hormonal. Le minoxidil en lotion constitue souvent la première étape. La greffe n'est envisagée qu'après stabilisation, et seulement si la zone donneuse le permet.
La femme ménopausée qui voit son volume baisser
La ménopause peut accélérer une alopécie androgénétique jusque-là discrète. L'objectif est de stabiliser la densité. Les options se discutent avec le médecin traitant ou le gynécologue en fonction des antécédents.
La femme avec règles irrégulières et acné
Ces signes orientent vers un excès d'androgènes. Un bilan hormonal s'impose avant toute décision capillaire. Traiter la cause hormonale fait partie de la prise en charge de la chute.
Le parcours de prise en charge à Paris
Une alopécie androgénétique se gère sur plusieurs années. Le parcours doit donc être clair dès le départ, de la première prise de contact au suivi.

Une première consultation offerte, pour faire le point
Le premier rendez-vous à la Maison Marignan est informatif. Un membre de l'équipe écoute votre histoire, présente les options et vous oriente. Il n'est pas un acte médical et ne remplace pas l'examen d'un praticien.
Le parcours, étape par étape
De la première rencontre au dernier contrôle
- 1Première consultation offerteInformative, avec un membre de l'équipe
- 2Consultation médicaleIndication, zone donneuse, nombre de greffons
- 3Devis détailléRemis par écrit
- 415 jours de réflexionArticle L.6322-2 du Code de la santé publique
- 5Consentement éclairéRecueilli par écrit
- 6InterventionMédecin inscrit à l'Ordre, identifiable par son RPPS
- 7Suivi12 mois, 18 mois pour le vertex
Après une greffe
Le calendrier de suivi
Rendez-vous en présentiel ou en visioconférence.
Le bilan médical et le devis
Si une greffe est envisagée, une consultation médicale précise l'indication, évalue la zone donneuse et le nombre de greffons. Un devis détaillé vous est remis. Les interventions sont réalisées par des médecins inscrits à l'Ordre et identifiables par leur numéro RPPS. Leur direction médicale est présentée sur la page de l'encadrement médical de la clinique.
Le délai de réflexion et le consentement
L'article L.6322-2 du Code de la santé publique prévoit, pour les actes concernés, un délai de réflexion entre la remise du devis et l'intervention. Ce délai est fixé à quinze jours et vous appartient. Il permet de relire, de comparer et de poser vos questions.
Le Conseil national de l'Ordre des médecins rappelle que l'information du patient doit être loyale, claire et appropriée. Votre consentement éclairé est recueilli par écrit avant tout acte invasif.
Le suivi après une greffe
Le suivi post-opératoire dure 12 mois, et 18 mois pour les implantations du vertex. Vous envoyez des photos de contrôle à 3, 6, 9 et 12 mois. Des rendez-vous de contrôle, en présentiel ou en visioconférence, ont lieu à 6 et 12 mois.
Un rendez-vous supplémentaire à 18 mois est prévu pour les patients implantés sur le vertex. Au-delà de ce calendrier, notre équipe reste disponible pour toute question concernant les zones implantées.
Pour échanger directement, notre équipe est joignable au 01 76 50 55 22 ou à contact@maisonmarignan.com.
Erreurs fréquentes et bons réflexes
Face à une alopécie androgénétique, le temps joue un rôle. Certaines erreurs coûtent des mois, parfois une partie de la zone donneuse.
Trois erreurs à éviter
Attendre que « ça passe ». Contrairement à une chute saisonnière, l'alopécie androgénétique ne s'arrête pas seule. Un follicule qui a disparu ne repousse pas avec un traitement médical.
Juger un traitement trop tôt. Abandonner le minoxidil après six semaines revient à ne jamais l'avoir essayé. Les effets demandent plusieurs mois, et un bilan à six mois reste un minimum raisonnable.
Se faire greffer pour une mauvaise raison. Une greffe réalisée sur une chute encore active, ou sur un effluvium mal identifié, peut décevoir. Le diagnostic précède toujours la décision chirurgicale.
Le bon moment pour juger
Un traitement se juge en mois, pas en semaines
Repères qualitatifs. Délai des premiers effets : Vidal, 2025. Rythme à adapter en consultation.
Trois réflexes utiles dès aujourd'hui
Photographiez votre chevelure. Prenez le dessus du crâne et la ligne frontale, sous le même éclairage, tous les trois mois. Ces images valent plus qu'une impression au miroir.
Notez votre histoire familiale. Qui, dans votre famille, a perdu ses cheveux, à quel âge et à quel rythme ? Ces informations éclairent le pronostic.
Préparez vos questions avant la consultation. Demandez l'état de votre zone donneuse, le devis écrit, le délai de réflexion et la durée du suivi. Une réponse précise à chacune est un bon indicateur de sérieux.
Vos questions sur l'alopécie androgénétique
L'alopécie androgénétique se guérit-elle ?
Non, elle ne se guérit pas au sens strict, car la prédisposition héréditaire persiste. Elle se contrôle. Les traitements médicaux peuvent la freiner et épaissir les cheveux encore présents, à condition d'être poursuivis. La greffe restaure les zones dégarnies avec des cheveux résistants. L'enjeu est d'agir au bon moment, avec un diagnostic posé et des objectifs réalistes.
Le stress peut-il la déclencher ?
Le stress ne crée pas une alopécie androgénétique. Il peut en revanche provoquer un effluvium télogène, une chute diffuse qui survient quelques mois après un épisode difficile. Les deux se superposent parfois. Le stress peut alors rendre visible une alopécie qui évoluait déjà en silence. Un examen permet de distinguer la part réversible de la part chronique.
À quel âge commence-t-elle ?
Chez l'homme, elle peut débuter dès la puberté dans ses formes sévères, puis devient plus fréquente avec l'âge. Chez la femme, environ une sur cinq est concernée vers 40 ans, et la ménopause peut l'aggraver. Un début précoce et rapide justifie un avis médical, pour situer l'évolution et choisir le bon moment pour agir.
Le finastéride est-il encore prescrit en France ?
Oui, mais dans un cadre très strict. Depuis 2026, chaque prescription exige une attestation d'information partagée, signée par le médecin et le patient, sans laquelle le pharmacien ne délivre pas le médicament. L'ANSM considère sa balance bénéfice risque défavorable dans cette indication. Toute modification de l'humeur impose d'arrêter le traitement et de consulter rapidement.
Peut-on faire une greffe si la chute continue ?
C'est possible, mais rarement souhaitable sans stratégie. Une chute active fragilise le résultat, car les cheveux natifs voisins continuent de s'affiner. La plupart des médecins préfèrent stabiliser d'abord, puis greffer. L'évaluation de la zone donneuse permet d'anticiper les besoins futurs et d'éviter une intervention qui laisserait un aspect isolé.
Une femme peut-elle bénéficier d'une greffe ?
Oui, dans certains cas. Chez la femme, la raréfaction est souvent diffuse, ce qui rend l'examen de la zone donneuse déterminant. L'indication repose sur la densité mesurée à l'arrière du crâne. Une greffe se discute surtout quand la chute est stabilisée et localisée, par exemple sur une raie très élargie.
Comprendre son alopécie avant de choisir
L'alopécie androgénétique est fréquente, héréditaire et progressive. Elle n'est ni une fatalité ni une urgence. Elle demande surtout un diagnostic juste, puis des choix cohérents avec votre stade, votre âge et vos attentes.

Les traitements médicaux protègent, la greffe restaure, le suivi sécurise. Aucun de ces leviers ne suffit seul dans toutes les situations. C'est leur articulation, décidée avec un médecin, qui donne les résultats les plus durables.
Repères vérifiables
La Maison Marignan en quatre chiffres
Chiffres publiés sur le site de la clinique, revérifiés en octobre 2026.
Sources
- Dermato-info, Société française de dermatologie, tout savoir sur l'alopécie androgénétique
- Vidal, traitement de l'alopécie androgénétique
- ANSM, finastéride et risque d'idées suicidaires, nouvelles mesures
- ANSM, risques liés à la prise de finastéride 1 mg
- Vidal, l'ANSM renforce les conditions de prescription et de délivrance du finastéride 1 mg
- Agence européenne du médicament, réévaluation des médicaments à base de finastéride et de dutastéride
- ANSM, compte rendu du comité scientifique permanent pharmacosurveillance et bon usage
- Chen et al., Drug Design, Development and Therapy, mise à jour sur la physiopathologie et les traitements de l'alopécie androgénétique
- Manuel MSD, édition professionnelle, alopécie
- Légifrance, article L.6322-2 du Code de la santé publique
- Conseil national de l'Ordre des médecins, l'information du patient


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