Repousse des cheveux : ce qui repousse, ce qui ne repousse plus
Équipe médicale Maison Marignan | Publié le |

Un matin, vous remarquez un duvet clair le long de la raie, là où le cuir chevelu se voyait depuis des semaines. Signe de repousse des cheveux, ou simple impression ? Cette question revient souvent en consultation. Elle vient d'une jeune mère après sa grossesse, d'un homme de trente ans qui surveille ses golfes, d'une patiente qui sort d'une chimiothérapie. Tous ont déjà essayé une lotion, un complément ou un massage conseillé en ligne. Tous attendent surtout une réponse claire : vont-ils retrouver leurs cheveux, et en combien de temps ?
La réponse tient en une donnée simple : un cheveu pousse d'environ deux millimètres par semaine, soit près d'un centimètre par mois. Tout le reste dépend d'une autre question, plus décisive. Le follicule qui produit ce cheveu est-il encore vivant ? Ce guide vous aide à situer votre chute, à savoir ce qui repoussera seul et ce que la médecine peut relancer. Il dit aussi, sans détour et sans fausse promesse, dans quels cas la repousse ne viendra plus. Vous saurez alors quand attendre, quand traiter et quand consulter un médecin sans tarder.
Vous voulez savoir où en sont vos follicules ? Réservez un bilan trichoscopique à la Maison Marignan.
Dans ce guide
Sommaire
- Combien de temps les cheveux mettent-ils à repousser ?
- Pourquoi certains cheveux repoussent et d'autres non
- Après une chute passagère, la repousse se fait seule
- Après une chimiothérapie, une repousse attendue
- Calvitie : une repousse possible, sous conditions
- Pelade : une repousse fréquente mais imprévisible
- Alopécies cicatricielles : quand rien ne repousse
- Ce qui stimule vraiment la repousse, et ce qui ne la stimule pas
- Quand la repousse ne viendra plus : la greffe en relais
- Comment savoir si vos cheveux vont repousser
- Vos questions sur la repousse des cheveux
Schéma sur fond clairSchéma sur fond chaudBande repère
Combien de temps les cheveux mettent-ils à repousser ?
Le rythme de la repousse
Un cycle en trois temps, une pousse d'environ un centimètre par mois
Lecture : schéma qualitatif, durées du cycle non représentées à l'échelle. Repères : VIDAL, 2024.
Un cheveu en croissance gagne environ deux millimètres par semaine. Cela fait un peu moins d'un centimètre par mois, un peu plus en été. Pour retrouver une longueur visible de trois ou quatre centimètres, comptez donc trois à cinq mois après la reprise de l'activité du follicule.
Ce rythme ne s'accélère pas à volonté. Il est fixé par le cycle pilaire, propre à chaque follicule. Aucune huile, aucun shampooing ne fait pousser un cheveu sain plus vite que sa vitesse naturelle.
Le cycle du cheveu en trois phases
Chaque cheveu traverse trois phases. La phase de croissance, dite anagène, dure de deux à cinq ans chez l'homme et de trois à sept ans chez la femme. Vient ensuite une courte phase de transition, la phase catagène, d'une à deux semaines.
La dernière phase, dite télogène, est une phase de repos. Le cheveu mort reste en place environ trois mois avant de tomber. Un nouveau cheveu prend alors le relais dans le même follicule.
D'après le VIDAL (Chute de cheveux et alopécie, mise à jour 2024), perdre 50 à 100 cheveux par jour reste normal. Au-delà, ou si une zone se dégarnit nettement plus que le reste, la chute devient anormale et mérite un avis médical.
Pourquoi la repousse semble toujours en retard
Ce décalage de trois mois explique beaucoup d'inquiétudes. Une chute visible aujourd'hui a souvent été déclenchée il y a un trimestre. À l'inverse, la repousse commence sous la peau bien avant d'être visible.
Entre le réveil du follicule et un cheveu qui couvre le cuir chevelu, il faut donc plusieurs mois. C'est la première chose à intégrer avant de juger un traitement ou une évolution. Un bilan fait trop tôt conclut souvent à tort à un échec.
Pourquoi certains cheveux repoussent et d'autres non
Trois situations, trois pronostics
Tout dépend de l'état du follicule
Follicule
En pause
Potentiel de repousseintact
Repousse spontanéeExemple : chute passagère après une anesthésie
Follicule
Qui rétrécit
Potentiel de repoussepartiel
Traitement au long coursExemple : alopécie androgénétique
Follicule
Détruit
Potentiel de repoussenul
Pas de repousseExemple : alopécie cicatricielle
Schéma qualitatif. Seul un examen médical situe une chute dans l'une de ces catégories.
Toute la question de la repousse se ramène à l'état du follicule pileux, la petite structure logée dans le derme qui fabrique le cheveu. Trois situations se présentent, et elles n'ont pas le même pronostic.
Premier cas : le follicule est vivant mais en pause
Le follicule a simplement basculé en phase de repos, en avance et en grand nombre. C'est le cas des chutes passagères, après un accouchement ou une forte fièvre. Une fois la cause disparue, il repart de lui-même. La repousse est alors la règle.
Deuxième cas : le follicule rétrécit
Dans l'alopécie androgénétique, la calvitie la plus fréquente, le follicule se miniaturise de cycle en cycle. Il produit des cheveux toujours plus fins et plus courts, puis un simple duvet. Tant qu'il reste actif, un traitement peut freiner ce processus et parfois l'inverser en partie.
Troisième cas : le follicule est détruit
Dans les alopécies cicatricielles, une inflammation détruit le follicule. Il est remplacé par du tissu fibreux. Aucun traitement ne le fait renaître. La peau devient lisse et nacrée, et aucun cheveu ne repoussera sur cette zone.
Situer sa chute dans l'une de ces trois catégories change tout. C'est ce qui sépare l'attente sereine, le traitement au long cours et la recherche d'un diagnostic rapide. Les sections suivantes détaillent chaque situation.
Après une chute passagère, la repousse se fait seule
Effluvium télogène
Un décalage de trois mois, puis une repousse complète
Courbe qualitative, sans valeur pour un cas individuel. Repères : VIDAL.
La forme la plus rassurante porte un nom technique : l'effluvium télogène. Un choc pour l'organisme fait basculer d'un coup de nombreux follicules en phase de repos. Trois mois plus tard environ, ces cheveux tombent ensemble.
Les déclencheurs les plus fréquents
On retrouve souvent un accouchement, une forte fièvre, une anesthésie générale ou un choc psychologique. Un régime très restrictif ou une carence en fer peuvent aussi faire tomber les cheveux, de façon plus durable. La chute passagère est diffuse, sur l'ensemble du crâne, sans zone franchement dégarnie.
Prenons l'exemple d'un patient opéré sous anesthésie générale en janvier. Il remarque des poignées de cheveux dans la douche vers avril. Ce décalage le surprend, alors qu'il correspond au cycle pilaire.
Ce que l'on peut attendre
D'après le VIDAL (Chute de cheveux et alopécie, mise à jour 2024), la repousse se fait en trois à quatre mois. Le follicule n'a subi aucun dommage, il reprend simplement son cycle.
Le rôle du médecin consiste surtout à vérifier qu'aucune cause entretenue ne prolonge la chute. Une carence en fer ou un trouble thyroïdien, par exemple, se recherchent par une prise de sang. Une chute qui se prolonge au-delà de quelques mois mérite un avis médical.
Votre chute vous semble sortir de la normale ? La page consacrée aux cheveux clairsemés et à leurs solutions médicales détaille les options selon le degré de raréfaction.
Après une chimiothérapie, une repousse attendue
Après les cures
Le calendrier habituel de la repousse
- 1
Pendant les cures
Chute fréquente, casque réfrigérant parfois proposé
- 2
Fin des traitements
Point de départ de la repousse
- 3
Quelques semaines plus tard
Premiers cheveux, plus rarement après quelques mois
- 4
Les mois suivants
Texture ou couleur parfois différentes
- 5
Avec le temps
Aspect d'origine retrouvé le plus souvent
Vitesse de repousse
≈ 1 cm par mois
1 mois6 mois
Radiothérapie du cuir chevelu : repousse parfois compromise, à voir avec l'équipe d'oncologie.
Repères : Institut national du cancer. Chaque traitement a son propre profil.
La chute liée à certaines chimiothérapies impressionne, car elle peut être rapide et étendue. Elle est pourtant, le plus souvent, temporaire. L'Institut national du cancer rappelle que cheveux et poils repoussent à l'arrêt du traitement.
Le délai et l'aspect de la repousse
Le guide de l'Institut national du cancer sur la chute des cheveux le précise. La repousse démarre en général quelques semaines après la fin des cures. Elle progresse ensuite au rythme habituel d'environ un centimètre par mois.
Les premiers cheveux peuvent surprendre. Ils sont parfois plus raides ou plus frisés, plus clairs ou plus foncés qu'avant. Ils retrouvent le plus souvent leur nature d'origine avec le temps. Certains traitements associés, comme une radiothérapie du cuir chevelu, peuvent en revanche retarder ou compromettre la repousse.
Ce qui relève de l'équipe d'oncologie
Pendant le traitement, l'équipe soignante peut proposer un casque réfrigérant pour limiter la chute. Toute question sur la repousse pendant et juste après les cures se pose d'abord à l'oncologue. Une consultation capillaire n'a de sens qu'à distance, si la densité ne revient pas comme attendu.
Calvitie : une repousse possible, sous conditions
Minoxidil et finastéride
Des effets lents, qui ne durent qu'avec le traitement
Premiers effetsminoxidil
Efficacité jugéerepère habituel
Traitement poursuiviau long cours
Après un arrêtmois après l'arrêt
Repères : VIDAL 2025, ANSM 2025. Prescription et suivi par un médecin.
L'alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de chute durable, chez l'homme comme chez la femme. Elle dépend d'une sensibilité des follicules à la DHT, une hormone dérivée de la testostérone. Sous son effet, le cycle raccourcit et le cheveu s'affine.
Chez l'homme, elle dégarnit d'abord les tempes ou le sommet du crâne, en préservant le pourtour. Chez la femme, elle éclaircit le dessus de la tête de façon diffuse, en épargnant souvent la lisière frontale.
Ce que le minoxidil peut relancer
Le minoxidil en lotion est le seul de ces deux traitements utilisable chez la femme, et l'un des deux piliers chez l'homme. D'après le VIDAL (Traitement de l'alopécie androgénétique, mise à jour 2025), son effet se fait habituellement sentir après trois mois. Son efficacité se juge vers quatre à six mois.
Ce traitement agit tant qu'il est appliqué. À l'arrêt, les cheveux gagnés reviennent à leur état initial en quatre à six mois. La concentration à 2 % concerne hommes et femmes, celle à 5 % est réservée aux hommes.
Le finastéride, sous surveillance renforcée
Le finastéride 1 mg freine la production de DHT. Il est indiqué chez l'homme de 18 à 41 ans, aux stades peu évolués, et n'a aucune indication chez la femme. Une forme en pulvérisation sur le cuir chevelu existe aussi.
Ce médicament fait l'objet d'une vigilance accrue. D'après l'ANSM (Finastéride et risque d'idées suicidaires : nouvelles mesures, 2025), les idées suicidaires figurent désormais parmi ses effets indésirables. Les troubles sexuels peuvent persister après l'arrêt.
Depuis le 16 avril 2026, une attestation d'information partagée, cosignée par le médecin et le patient, est obligatoire. Le comité européen de pharmacovigilance avait confirmé ce risque en mai 2025. Ce traitement se discute donc avec un médecin, jamais en automédication.
La limite que les traitements ne franchissent pas
Ces médicaments réveillent des follicules miniaturisés mais encore actifs. Ils ne recréent pas un follicule disparu. Sur une zone lisse depuis des années, l'espoir d'une repousse médicamenteuse est très faible.
Prenons un homme de 28 ans dont les golfes reculent depuis deux ans. Un traitement bien suivi a de bonnes chances de stabiliser sa situation, parfois de densifier un peu. Pour un homme de 55 ans au vertex lisse, le même traitement servira surtout à préserver ce qui reste.
Pelade : une repousse fréquente mais imprévisible
Pelade, forme non cicatricielle
Près de1 sur 2
patients voient leurs cheveux repousser sans traitement.
Source : revue Cochrane, 2023.
Repousse spontanéeRepousse non spontanéeOrdre de grandeur, toutes formes
Formes sévères
Repousse spontanée rare. Baricitinib pris en charge depuis 2024 chez l'adulte.
La pelade est une maladie auto-immune. Le système immunitaire s'attaque aux follicules et provoque une chute localisée, souvent en plaques. La chute est dite non cicatricielle : le follicule n'est pas détruit. La repousse reste donc possible, parfois après de longs mois.
Une repousse spontanée dans un cas sur deux
D'après la revue Cochrane sur les traitements de la pelade (2023), près de la moitié des patients voient leurs cheveux repousser sans traitement. Cette repousse spontanée devient rare dans les formes sévères.
Le délai et l'étendue de la repousse restent difficiles à prévoir pour chaque patient. Un suivi par un dermatologue permet d'adapter la prise en charge à l'évolution.
Les formes sévères ont désormais un traitement remboursé
Pour la pelade sévère de l'adulte, le baricitinib est pris en charge en France depuis le printemps 2024. Il appartient à la famille des inhibiteurs de JAK. Sa prescription initiale est hospitalière et réservée à certains spécialistes, dont les dermatologues.
Une greffe capillaire n'est pas une réponse à une pelade active. Le dermatologue reste l'interlocuteur de première ligne.
Alopécies cicatricielles : quand rien ne repousse
Le temps joue contre les follicules
Plus le diagnostic est précoce, plus la surface préservée est grande
Inflammation active
Cheveux encore préservables
Agir iciDestruction en cours
Surface préservable réduite
Tissu fibreux
Zone perdue, définitivement
Évolution sans traitement, schéma qualitatif.
Signes qui justifient un avis dermatologique
Repères : La Revue du Praticien, Annales de dermatologie et de vénéréologie.
Certaines chutes détruisent définitivement le follicule. On parle d'alopécie cicatricielle. Les plus connues sont le lichen plan pilaire, l'alopécie frontale fibrosante, le lupus du cuir chevelu ou la cellulite disséquante.
Des signes qui doivent alerter
La zone atteinte devient lisse et nacrée. Des démangeaisons ou un aspect rugueux du cuir chevelu peuvent accompagner la maladie. Dans l'alopécie frontale fibrosante, la ligne frontale recule et les sourcils peuvent se dégarnir.
Imaginons une femme de 60 ans qui voit son front s'élargir et ses sourcils s'éclaircir. Elle pense à une chute liée à l'âge. Cette association évoque pourtant une alopécie frontale fibrosante, qui demande un avis dermatologique rapide.
Pourquoi il ne faut pas attendre
Une fois le follicule remplacé par du tissu fibreux, la zone perdue l'est définitivement. Le traitement vise donc à éteindre l'inflammation pour protéger les cheveux qui restent. Plus le diagnostic est précoce, plus la surface préservée est grande.
Une greffe ne se discute, au cas par cas, qu'avec le dermatologue qui suit la maladie, une fois celle-ci stabilisée. Elle n'est jamais une solution de première intention.
Ce qui stimule vraiment la repousse, et ce qui ne la stimule pas
Les recherches sur la repousse des cheveux renvoient massivement vers des cosmétiques et des compléments. Leur intérêt réel dépend entièrement de la cause de votre chute. Voici comment faire le tri, avec un critère médical.
Les traitements au niveau de preuve solide
Pour l'alopécie androgénétique, le minoxidil et, chez l'homme, le finastéride restent les traitements médicamenteux de référence. Pour la pelade sévère, les inhibiteurs de JAK ont fait leurs preuves. Pour une carence avérée en fer, la correction de la carence peut aider la repousse.
Les soins d'appoint, à situer avec mesure
La mésothérapie capillaire, la luminothérapie LED ou le plasma riche en plaquettes sont proposés en complément. Leur niveau de preuve reste plus modeste que celui des médicaments. Ils se discutent comme un soutien, pas comme une solution autonome.
À la Maison Marignan, la mésothérapie capillaire associée à une séance LED fait partie de ces soins d'appoint. Son indication est posée en consultation médicale, après le diagnostic de la cause de la chute.
Faire le tri
Ce qui agit sur la cause, et avec quel niveau de preuve
Positionnement qualitatif établi d'après les sources citées. Il ne remplace pas un avis médical.
Compléments alimentaires : utiles surtout en cas de carence
Un complément ne fait pas repousser un follicule miniaturisé ou détruit. Il peut aider quand une carence entretient la chute. D'où l'intérêt d'un bilan sanguin avant de multiplier les cures.
La biotine mérite une précaution précise. D'après l'ANSM (Interférence de la biotine sur les immunodosages, mise à jour 2026), elle peut fausser certaines analyses biologiques, dont des dosages hormonaux. Si vous en prenez, prévenez le laboratoire avant toute prise de sang.
Une alimentation variée reste la base, sans miracle à en attendre. Nous avons détaillé les apports utiles dans notre article sur les habitudes alimentaires qui soutiennent la repousse des cheveux.
Les promesses sans preuve
Le massage du crâne, l'eau froide, les huiles essentielles ou la coupe des pointes ne remplacent pas un traitement validé. Ils sont sans danger pour la plupart, mais ils ne doivent pas retarder un diagnostic.
Trois erreurs fréquentes
Première erreur : changer de traitement tous les deux mois. Le cycle pilaire impose au moins quatre à six mois avant de juger un résultat.
Deuxième erreur : traiter une calvitie avec des compléments. Ils n'agissent pas sur la sensibilité des follicules à la DHT.
Troisième erreur : attendre sans avis médical une chute en plaques ou une zone qui démange. Dans une alopécie cicatricielle, chaque mois compte.
Une chute qui dure, une zone qui s'éclaircit ? Prenez rendez-vous à la Maison Marignan pour faire le point sur votre situation.
Faire le point sur ma chuteQuand la repousse ne viendra plus : la greffe en relais
Après une greffe FUE CHOI
Une repousse qui suit son propre calendrier
Jour J
Intervention, sous anesthésie locale
Semaines suivantes
Chute des cheveux greffés, attendue
3 à 4 mois
Premières repousses
6 à 9 mois
Résultat appréciable
12 à 18 mois
Résultat définitif
Suivi par la clinique
Zone frontale
Vertex
Ordres de grandeur, variables d'un patient à l'autre. Frise non proportionnelle.
Sur une zone où les follicules ont disparu, ou se sont trop miniaturisés pour répondre aux traitements, la repousse naturelle n'est plus une option. C'est là que la greffe capillaire prend le relais.
Ce que fait réellement une greffe
La greffe ne crée aucun nouveau cheveu. Elle prélève des unités folliculaires dans la zone donneuse, à l'arrière et sur les côtés du crâne. Ces follicules sont génétiquement peu sensibles à la DHT. Implantés sur la zone dégarnie, ils gardent cette résistance.
La Maison Marignan pratique exclusivement la technique FUE CHOI depuis 2020. Les interventions sont réalisées par des médecins identifiés, présentés sur la page de l'encadrement médical de la clinique.
La repousse après une greffe suit son propre calendrier
Les cheveux greffés tombent en général dans les semaines qui suivent l'intervention. Ce n'est pas un échec, le follicule entre simplement en repos. Les premières repousses apparaissent vers trois à quatre mois.
Le résultat devient appréciable vers six à neuf mois et définitif entre douze et dix-huit mois. Ces repères restent des ordres de grandeur, variables d'un patient à l'autre. Le détail mois par mois figure dans notre timeline des résultats d'une greffe de cheveux.
Une greffe qui ne dispense pas toujours de traitement
Chez un patient jeune, l'alopécie androgénétique continue d'évoluer autour des zones greffées. Un traitement médical peut alors rester utile pour préserver les cheveux d'origine. La décision se prend en consultation, selon l'âge, le stade et la zone donneuse.
Pour connaître le parcours, le cadre et les étapes, consultez notre page sur la greffe de cheveux à Paris. Chaque projet commence par une consultation avec un médecin et un devis détaillé, remis avant toute programmation.
Comment savoir si vos cheveux vont repousser
Le miroir ne suffit pas toujours à trancher. Certains signes orientent pourtant, et un examen simple permet de lever le doute sur l'état des follicules.
Les signes encourageants
De petits cheveux courts et droits, de même longueur, le long de la raie ou sur les tempes peuvent signaler une repousse. Une chute qui diminue nettement après quelques mois va dans le même sens.
Les signes qui demandent un avis
Un cuir chevelu lisse et nacré inquiète davantage. Une chute en plaques, des démangeaisons persistantes ou une ligne frontale qui recule en bandeau aussi. Un éclaircissement lent et progressif du sommet évoque plutôt une alopécie androgénétique.
Le bilan trichoscopique
La trichoscopie observe le cuir chevelu et les follicules au microscope. Elle aide à distinguer une chute passagère d'une calvitie installée, et à repérer les signes d'une alopécie cicatricielle. Elle oriente vers le bon traitement, ou vers le dermatologue quand une maladie inflammatoire est suspectée.
À la Maison Marignan, le bilan trichoscopique associe l'analyse et une consultation avec un médecin. Il dure environ une heure, pour un tarif affiché de 120 € au moment de la rédaction.
Du doute au diagnostic
Trois indices, un diagnostic, quatre décisions possibles
Schéma d'orientation générale. La décision se prend avec un médecin.
Trois réflexes à adopter dès maintenant
Photographiez votre cuir chevelu tous les mois, sous la même lumière et au même angle. Ces images valent mieux que des impressions.
Notez la date de début de la chute et les événements des trois mois précédents. Ce repère oriente souvent le diagnostic.
Avant toute prise de sang, signalez les compléments que vous prenez, en particulier la biotine.
Vos questions sur la repousse des cheveux
Les cheveux repoussent-ils après une chute ?
Cela dépend de la cause. Après une chute passagère, liée à un accouchement, une fièvre ou un choc, la repousse est la règle en trois à quatre mois. Dans la pelade, elle est fréquente mais imprévisible. Dans la calvitie, les traitements peuvent relancer des follicules encore actifs. Dans les alopécies cicatricielles, le follicule est détruit et rien ne repousse. Un diagnostic précis permet de savoir dans quelle situation vous vous trouvez.
Peut-on faire repousser ses cheveux plus vite ?
Non, la vitesse de pousse d'un cheveu sain est fixée par son cycle, autour d'un centimètre par mois. On peut en revanche lever ce qui freine la repousse. Corriger une carence, traiter une alopécie androgénétique ou soigner une pelade sévère relance des follicules ralentis. Les huiles, massages et shampooings dits stimulants n'ont pas démontré qu'ils accéléraient cette vitesse.
Combien de temps après une chimiothérapie ?
La repousse démarre en général quelques semaines après la fin des cures, puis progresse d'environ un centimètre par mois. Les premiers cheveux peuvent être plus frisés, plus raides ou d'une autre teinte, avant de retrouver le plus souvent leur aspect d'origine. Certains traitements associés peuvent retarder la repousse. L'équipe d'oncologie reste votre premier interlocuteur pendant cette période.
Comment savoir si mes cheveux repoussent ?
Cherchez de petits cheveux courts, droits et de même longueur, le long de la raie, sur les tempes ou sur une plaque dégarnie. Des photos mensuelles prises dans les mêmes conditions aident à objectiver l'évolution. En cas de doute, la trichoscopie permet d'observer directement au microscope le cuir chevelu et les follicules.
Une zone chauve depuis des années peut-elle repousser ?
Rarement. Si la peau est devenue lisse et que les follicules ne produisent plus rien depuis longtemps, les traitements médicamenteux ont peu de prise. Ils agissent sur des follicules miniaturisés mais encore vivants. Sur une zone réellement dépeuplée, seule une greffe peut ramener des cheveux. Encore faut-il que la zone donneuse le permette et que la cause soit stabilisée.
Le finastéride est-il sans risque ?
Non. Ce médicament peut provoquer des troubles sexuels, parfois persistants après l'arrêt, et les idées suicidaires figurent désormais parmi ses effets indésirables. Depuis le 16 avril 2026, une attestation d'information cosignée par le médecin et le patient est obligatoire. Il ne se prend jamais en automédication et n'est pas indiqué chez la femme.
Faut-il arrêter la biotine avant une analyse ?
La biotine à forte dose peut fausser certaines analyses, dont des dosages hormonaux. L'ANSM demande aux patients qui en prennent de prévenir le laboratoire avant le prélèvement. Faut-il l'arrêter, et combien de jours avant ? C'est au médecin prescripteur ou au biologiste de le préciser selon l'analyse demandée. Ne l'arrêtez pas sans en parler.
Avant de traiter, identifier ce qui empêche vos cheveux de repousser
La repousse des cheveux n'est pas une question de produit miracle. C'est une question de follicule. Vivant et en pause, il repart seul. Miniaturisé, il se défend avec un traitement suivi plusieurs mois. Détruit, il ne revient pas, et la greffe devient la seule voie.
Identifier dans quel cas vous vous trouvez évite des mois d'essais inutiles et des dépenses sans effet. C'est aussi le seul moyen d'agir à temps quand une maladie inflammatoire menace les follicules restants.
La Maison Marignan en repères
Un diagnostic posé avant tout traitement
2020
Ouverture de la clinique29 rue Bayen, Paris 17e
1 h
Bilan trichoscopiqueanalyse et consultation avec un médecin
12 / 18
Mois de suivi après une greffezone frontale / vertex
Construisons ensemble le diagnostic de votre chute. Prenez rendez-vous à la Maison Marignan, ou échangez avec notre équipe au 01 76 50 55 22 ou à contact@maisonmarignan.com.
Sources
- VIDAL, chute de cheveux et alopécie : cycle pilaire et types de chute
- VIDAL, les chutes de cheveux diffuses, passagères et durables
- VIDAL, l'alopécie androgénétique
- VIDAL, traitement de l'alopécie androgénétique
- ANSM, finastéride et risque d'idées suicidaires : nouvelles mesures
- Agence européenne des médicaments, conclusions du comité de pharmacovigilance sur le finastéride
- ANSM, interférence de la biotine sur les immunodosages
- Cochrane, bénéfices et risques des traitements de la pelade
- VIDAL, prise en charge du baricitinib dans la pelade sévère de l'adulte
- Institut national du cancer, guide traitements du cancer et chute des cheveux
- La Revue du Praticien, alopécies cicatricielles du cuir chevelu
- Annales de dermatologie et de vénéréologie, l'alopécie frontale fibrosante


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